CHAPITRE X
De la conversation qu^eut clona Francisca avec clon Chërubin après lui avoir raconte son liistoire. Elle lui propose de venir demeurer chea elle. Don Chérubin s'y détermine.
DovA Fraocisca , ma «œur , acheva dans cet endroit le récit de 6e« aventures , et me
dit ensuite en souriant : Hé bien , mon frère , que vous semble de- la venre de Bartolome ? Ne "veus paraîtrelle pas une dame d^importance ? Oui yraiment , lai rëpondis-je^ TOUS avez fait TOtre chemin en peu de temps. Je tous en fëlicitç , et je rends grâce au ciel d^avoir nne sœur si bien dans tes affaires ; mais j^apprëhende une chose. Nous sommes sujets dans notre famille à Sacrifier a Famoar. Je crains que parmi les cayaliers qui Tiennent chez tous , il ne se trouTe quelque aimable fripon qui tous fasse perdre Totre château comme tous l'aTez gagne'. N'ayez pas cette crainte , me repartit Francisca , je suis plus capable d'en acquérir encore un. autre que de donner le mien au même prix qu'il m'a coûté. Mais changeons de matière , poursuivitelle ; puisque j'ai le plaisir de retrouTer mon fr.ére , ne nous séparons plus. Je tous offre un logement dans cette maison , Tenez j demeurer aTec nous. Isménie n'en sera pas moins ravie que moi. Vous nous aide-
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rez de tos bons conseils. Il pourra se présenter des conjonctures embarrassantes ^ dans lesquelles Toti'e prudence nous sera d'un grand secours ^ vous nous sauverez de faus* ses démarches. Que nous vous ayons cette obligation-là.
La proposition , je Payouerai , ne ma plut pas d'abord. Je me fis u^ scrupule d'être le conseiller et le guide de deux beautés dont je ne laissai pas de croire la sagesse équivoque, quoi qu'en pût dire ma sœur. Néanmoins je ne pus m'en défendre, et je m'y déterminai aux dépens de qui il appartiendrait , me réservant au surplus le droit de me séparer d'elles pour peu que je fusse mécontent de leur compagnie.