‹ Le Bacille de Morgan N° 1: Bactériologie et Rôle PathogèneChapitre 11 sur 17 · PRODUCTION DE SH · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE SH

P. morgan ne produit pas de SH. RUSTIGIAN et STUART ont confirmé ce fait sur 102 souches. Rauss, SÉvIN et Bur- TIAUX Ont, par contre, trouvé ce test positif.

Enfin, il réduit le rouge neutre faiblement en milieu solide et liquide, forme des nitrites à partir des nitrates, ne pousse pas sur milieu synthétique au citrate de sodium, et ne donne pas la réaction de VOSGES-PROSKAVER.

PROPRIÉTÉS ANTIGÉNIQUES

P. morganii a des propriétés antigéniques. On peut vacciner des animaux (Lapin, Cobaye) par des injections croissantes de bacilles vivants ou morts. Le sang de ces animaux possède des propriétés agglutinantes vis-à-vis de la souche utilisée, et le sérum a un pouvoir préventif et curatif ën vitro et in vivo.

L'étude de la structure antigénique de P. morgani a été tentée par différents auteurs ayant à leur disposition un nombre important de souches : RaAuss, SEVIN et BUTTIAUX, RUSTIGIAN et STUART, RIBEIRO. Rauss, en particulier, a montré, par l’étude de 48 souches, que P. morganii, comme les autres bactéries flagellées, possède des antigènes somatiques O et des antigènes flagellaires H.

Les antigènes O sont spécifiques de type. RuSTIGIAN et STUART en trouvent 15 à partir de 75 souches. Rauss isole 17 types à partir de 48 souches, 3 de ces types englobant la presque totalité. Il rapproche ce résultat de celui de

Lewis [40] (3 types principaux sur 242 P. morgant étudiés).

Les antigènes H sont spécifiques de groupe. Il est important de noter que, pour certaines souches de P. morgant, cet antigène est commun avec P. vulgaris. RIBEIRO, par ailleurs, a pu mettre en évidence un antigène H spécifique, lié au pouvoir pathogène.

La structure antigénique du bacille de MorGan est donc la même que celle du genre Proteus en général. Cette structure est hétérogène en ce qui concerne les antigènes O et pour la plupart des souches, elle est spécifique du groupe Proteus en ce qui concerne les antigènes H.

RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES

La résistance des entérobactériacées vis-à-vis des antibiotiques a déjà fait l’objet de nombreux travaux : Dica- PRIO, RANTZ [19], JACKSON et collaborateurs [34], DuLoNG DE ROSNAY et P. DuPAsquIER [23], etc. À cette occasion, quelques souches de P. morganii ont été étudiées. Tous les auteurs s'accordent pour dire que ce germe est résistant aux antibiotiques courants aux doses thérapeutiques. LuTrz et ses collaborateurs [42] rapportent dans leur étude les caractères de deux souches de P. morgant. Is signalent sa sensibilité à la néomycine.

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