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dans l'étude de la dysenterie bacillaire. Cliniquement, la maladie est parfaitement définie. Par contre, au point de vue bactériologique, le nombre de germes apparemment différents qui ont été incriminés ne se compte plus. Certains de ces germes ont une individualité solide. A côté d’eux, cependant, on parle de toute une série de para, pseudo-dysentériques aux caractères culturaux et antigéniques variables où mal précisés. Quelquefois, une étude bactériologique plus poussée classe tel germe dans un groupe déjà connu, ou l'identifie à un autre ou, au contraire, affirme son individualité. L'histoire de l’un d’entre eux, le bacille de MorGaN, est faite de ces fluctuations. Déjà, lors de sa découverte, en 1906, MorGax avait décrit non pas un germe, mais un groupe complexe dont le lien le plus valable était l’isolement au cours d’une même épidémie de diarrhée infantile. Un seul, dans le groupe, le bacille n° 1, a conservé et affirmé son individualité.
Nous avons observé récemment, dans le Service de notre Maître, M. le Professeur CREYX, un syndrome dysentérique dû au bacille de MorGax n° 1. Cette étiologie est de découverte relativement rare en France. Il nous a semblé qu'il v aurait quelque intérêt, en rapportant cette observation, à rappeler les caractères bactériologiques de ce germe, et à faire connaître, à la lumière des travaux sur cette question. les syndromes cliniques qu’il peut provoquer.