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jours après l’enséméncement commencent à se diftérencier. Les unes grossissent, deviennent lenticulaires, les autres restent petites, ovoides. Dans le reste du tube ces colonies se développent d'autant mieux qu'elles sont bien séparées. Mais leur croissance est comme à l’anneau irrégulière, certaines grossissent plus que d’autres.
De nombreux examens et réensemencements nous ont donné la preuve qu'il s'agissait d’une seule et même espèce ». |
Pour les auteurs classiques la répartition des colonies dans les milieux du type gélose profonde de Veillon, varie suivant les espèces ensemencées : les bactéries aérobies strictes ne poussent qu'à la surface du milieu ; les bactéries anaérobies strictes ne cultivént que dans une zone qui, partant de la profondeur du tube s'arrête à deux' certimètres de la surface ; enfin les bactéries aéro-anaérobies facultatives cultiveraient sur toute la hauteur du milieu.
M. Legroux depuis plusieurs années dans son cours à l’Institut Pasteur insiste sur les formations de zones de colôoniés dé toutes les bactéries dans les tubes de gélose Veillon et surtout dans le mélange qu’il préconise de gélose gélatine.
La partie superficielle du milieu jusqu’à un centimètre de la surface est pour lui la zone aérobie mais aussi la partie la plus profonde du milieu tandis que la zone d’anaérobiose vraie se trouve sur une hauteur de 1 à 2 centimètres au-dessous du
centimètre aérobie de surface,
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L'étude de bacillus bifidus illustre parfaitement cette notion des zones d’aéro et. d’anaérobiose de M. Legroux.
Quand on pratique des isolements en gélose gélatine avec des dilutions différentes de Bacillus Bifidus en employant la technique que nous avons indiquée etenayant bien soin de répartir la semence uniformément sur toute la hauteur du milieu, on peut constater les faits suivants, après 45 heures d’étuve à 370 :
Dans les premiers tubes, où la culture est très abondante, on voit de nombreuses colonies réparties dans la totalité du milieu, sauf dans une zone supérieure distante de 1 centimètre environ de la surface. Comme l'avait vu Tissier, dans la partie supérieure de la culture, les colonies sont beaucoup plus nombreuses que dans le reste du milieu, et sont beaucoup plus serrées les unes contre les autres.
Dans les tubes suivants, on voit des colonies isolées dans le fond des tubes, colonies pouvant être de diamètres différents, mais toujours moins nombreuses que celles qui se trouvent dans un disque de 0 cm.5 à 1 cm. de hauteur et situé à ! em environ au dessous de la surface.
Dans les tubes ensemencés avec des dilutions de plus en plus grandes de semence, ce disque devient de plus en plus net; les colonies y sont plus abonbondantes et plus grosses.
Si l’on a eu soin de suivre attentivement l’évolu-
tion de la culture on s'est apercu en outre que
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c'est dans cette zone que les colonies sont apparues les premières.
Très fréquemment, les faits constatés sont plus curieux encore et dans ce disque où la culture paraît être plus abondante que partout ailleurs, on voit un second disque,de hauteur variable mais en général sensiblement égal au précédent, où aucune colonie n’est visible. Puis vient enfin la zone inférieure des colonies nettement isolées.
Dans les pipettes de Vignal les choses se passent de façon à peu près analogue : après 48 heures d’étuve à 370, on constate à chaque extrémité de la pipette l'existence d’une bulle d'air. A partir de cette bulle d’air on observe en allant vers le centre de la pipette : tout d’abord une zone où aucune colonie n’est visible et à laquelle fait suite un disque où les colonies sont beaucoup plus abondantes que dans la partie médiane de la pipette qui renferme des colonies bien isolées:
Dans certains cas outre les deux bulles d’air il peut exister une bulle d'air centrale ; dans ces conditions, en dehors des deux zones électives que nous venons de signaler il existe deux autres zones semblables à la partie médiane de la pipette, symétriques par rapport à la bulle d’air centrale et séparées de celle-ci par une zone dans laquelle aucune colonie n’est visible.
L'examen des tubes de culture d’une bactérie aéro-anaérobie facultative montre des choses un
peu différentes.
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Dans les premiers tubes de l'isolement les colonies se sont développées sur toute la hauteur du : milieu, depuis la surface jusque dans la profon- 4 deur. Dans les tubes suivants la répartition des
colonies change et l’on peut noter l'existence de
a trois zones difiérentes :
Une zone supérieure allant de la surface jusqu’à un centimètre environ au-déssous, où l’on constate 4 de nombreuses colonies.
710 Puis une deuxième zone sous-jacente à la précédente, cylindre de 1/2 à 4 cm. de hauteur dans lequel aucune colonie n’est visible.
Enfin une zone inférieure s'étendant jusque dans le fond du tube où sont les colonies très denses.
Avec les bactéries productrices de gaz, il faut souvent de grandes dilutions de semence pour mettre ce phénomène en évidence.
Si maintenant nous comparons des tubes de gélose profonde de même calibre et dans lesquels le milieu * a été réparti sur une égale hauteur, ensemencés soit avec des bactéries anaérobiés strictes, soit avec des bactéries anaérobies facultatives, on voit que dans la plupart des cas la zone où la bactérie anaérobie stricte présente son maximum de développement se trouve située dans le même plan horizon- Jen tal que la « zone stérile » de la culture de la bactérie anaérobie facultative.
Le pouvoir protéolytique du Bacillus Bifidus est très faible.
Il re liquéfie pas la gélatine.
. En eau peptonée, en tube d’Yvan Hall culture très faible, pas de production d’indol.
11 pousse bien dans le lait sans coaguler le milieu, toutefois certaines souches le coagulent mais lente- x ment. Dans ce cas la coagulation débute au 39 ou 5° jour avec rétraction légèré du caillot. INF I n’attaque ni le sérum sanguin coagulé, ni l’oval- : oÿ bumine coagulée. LA Sur les hydrates de carbone son action est diffé- "4 rente selon les souches éxaminées.
Classiquement il attaque : glucose, lactose et |saccharose. Insconstamment il peut attaquer le dr. lévulose, la mannite, le galactose, quelquefois la de dextrine. 14 Il né donné jamais de gaz. ; Dans les tubes de gélose Veillon gélatine avec " extrait globulaire, la vitalité du Bacillus Bifidus est D assez grande. * Après trois jours d’incubation à l’étuve à 370 on peut ensuite le conserver à la température du labo- | ratoire pendant plus de deux mois. | Il semble assez sensible à l’action de la chaleur car il est tué après une demi-heure à 55° ou 5 mi-
nutes à 700.