‹ Le Bacillus BifidusChapitre 8 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Morphologie. Méthodes d'isolement.

Caractères des cultures.

Morphologie.

Le bacillus bifidus est un germe anaérobie strict, ayant le plus souvent la forme d’un bâtonnet, gardant la coloration de Gram. Ne présentant pas de spores.

Ce qui frappe surtout à l’examen microscopique des frottis de selles ou de préparations de cultures pures de ce genre, c’est son extrême polymorphisme. En effet, s’il affecte fréquemment la forme d’un bacille mince, long de 2 à 3 y en moyenne, il peut prendre un aspect effilé ; parfois les éléments sont groupés en paquets ou disposés parallèlement côte à côte ; d’autres fois les bâtonnets sont incurvés, à extrémités arrondies, certains paraissent ramifiés. Dans les vieilles cultures, il n’est pas rare de trouver ces formes que Tissier a appelées « en raquette » formées d’un court bâtonnet se prolongeant par un renflement clair nou coloré, sorte de vésicule. Enfin le bacille tout entier peut être trans-

formé en une seule vésicule allongée qui ne se colore qu’à ces deux pôles.

Nous verrons dans un chapitre ultérieur comment on peut interpréter ces différents aspects

morphologiques.

Conditions de culture.

Anaérobie strict, le bacillus bifidus ne cultive bien qu’à la température de 320-370. A 20° les cultures sont plus lentes et plus maigres.

Il ne pousse que très lentement, et ce n’est en général que 48 heures après l’ensemencement que l’on assiste à un départ des cultures qui ne sont réellement florissantes qu'après 4 à 5 jours.

Il est indispensable d’ajouter aux milieux de cuiture des hydrates de carbone. Classiquement le lactose et le maltose seraient les plus favorisants, mais nous verrons qu’on obtient de très belles cul-

tures en milieux glucosés.

Méthodes d'isolement.

Beaucoup de procédés ont été indiqués pour isoler le bacillus bifidus en partant des selles de nourrissONnS,

Le prélèvement des matières fécales doit toujours être fait de façon aussi rigoureusement aseptique que possible. On peut les recueillir dans des

couches stériles, mais ou emploiera de préférence

ET

les sondes rectales. Il paraît pratique d'utiliser les sondes en gomme molle, type sonde uréthrale d'assez gros calibre, qu’on introduit dans le rectum de l'enfant. On aspire légèrement au moyen d’une seringue abouchée à la sonde, les matières se collectent dans celle-ci et sont ensuite projetées dans un tube à essai stérile.

On peut également pratiquer les prélèvements dans l’ampoule rectale au moyen d’une petite cuiller de verre, facile à fabriquer au laboratoire,

Un tube de verre pour pipette Pasteur est scellé à une extrémité. Après refroidissement, une des faces de cette extrémité est portée tangentiellement contre la flamme du chalumeau. Lorsque le verre est chauffé au rouge, une simple aspiration pratiquée à l’autre extrémité de la pipette produit une dépression en cupule au niveau de la partie chauffée, cupule à bords mousses, solide, qui pénètrera facilement jusqu’à l’ampoule rectale.

Ces cuillers sont stérilisées à leurociaee à 1150 en tubes bouchés.

Les matières ainsi recueillies sont examinées au microscope, à l’état frais et après double coloration par la méthode de Gram-Fuchsine.

Examens qui renseignent sur :

L’abondance plus ou moins grande des germes ; Leur mobilité ;

Et surtout peut donner une idée relative du

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