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rapport numérique qui existe entre les espèces gardant la coloration de Gram et
celles qui ne la gardent pas.
Ces notions sont indispensables pour fixer :
Les difficultés de l'isolement ;
Le choix de la technique ;
La quantité de semence à employer pour obtenir des colonies isolées.
Il sera très souvent nécessaire de diluer les matières fécales dans une quantité plus ou moins grande de bouillon nutritif ou d’eau physiologique avant de pratiquer les ensemencements,
Tissier pratiquait ses isolements en gélose glucosée profonde de Veillon, de la façon suivante :
10 à 12 tubes de gélose Veillon sont chauffés au bain-marie jusqu'à fusion du milieu. La température de la gélose est alors d'environ 800. On la
laisse refroidir jusqu’à 559, c'est-à-dire pratique- :
ment jusqu’à ce que l’on puisse tenir facilement les tubes à la main. On fait alors les ensemencements.
Pour cela on prélève au moyen d’une pipette Pasteur stérile, une certaine quantité de matières fécales diluées, qui servira à l’ensemencement du premier tube. Sans être rechargée la pipette est portée dans un deuxième tube, on agite doucement afin de bien répartir la semence à l’intérieur du milieu en évitant toutefois la production de bulles d’air; puis on la reporte de la même façon dans
un troisième tube et ainsi de suite jusqu'au dixième tube.
Aussitôt après l’ensemencement, les tubes son capuchonnés puis plongés dans l’eau froide et après solidification du milieu portés à l’étuve à 37°.
On surveille ensuite les jours suivants l'apparition des colonies. Celles qui apparaissent tôt, c'est-àdire dans les 24 à 48 premières heures sont rarement des colonies de Bacillus Bifidus, elles appartiennent le plus souvent à des espèces anaérobies facultatives.
L'attention doit particulièrement se porter sur les colonies qui naissent vers le 3°, 4 ou 5e jour.
On va les recueillir au moyen d'une pipette très effilée en évitant de toucher les colonies avoisinantes.
On en fait des examens microscopiques et ces colonies sont réensemencées toujours suivant la mème technique,jusqu'’à obtention de cultures pures qu'on identifie ensuite par les moyens habituels.
D'autres procédés ont été indiqués, nous n’en signalerons que quelques-uns.
Torrey en 1917 se sert de gélose glucosée profonde au foie et au sang (ce dernier étant incorporé au milieu au moment de l’ensemencement).
Adam en 1921 emploie la gélose profonde lactosée à 1%, à laquelle il ajoute de l’hématine et de la craie.
Levinthal conseille la gélose au sang cuit.
Lauter en 1921 procède en deux temps :
Les matières sont d’abord ensemencées en milieu