CULTURES EN SÉRUM
Le bacillus coli cultivé en sérum humain n’a guère modifié sa morphologie, pourtant on a remarqué de nombreux éléments grêles. Mais sa résistance à la chaleur a été amoindrie.
Ainsi (expérience XVI), une culture du bacille retiré de la fistule biliaire fbacillus coli B) n’a pas résisté 30 secondes à 60 degrés après avoir été cultivé en sérum humain, tandis qu'une culture en bouillon de bœuf a pu supporter cette température pendant 50 secondes.
Nous avons eu surtout en vue, comme nous l'avons dit au début de ce travail, l’étude des variations dans le
MIDI pouvoir de faire fermenter la lactose, pouvoir que nous avons évalué en dosant l’acidité produite.
Le bacillus coli B (expér. I, II, LIL), semé en bouillon lactosé pour servir de témoin, nous donnait une acidité égale à 2,00. Voici les résultats obtenus après culture en sérum de ce même échantillon :
Culture âgée de 5 jours ; acidité : 1,6
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Ce tableau nous montre nettement qu'à des cultures plus âgées correspond une acidité plus fable.
Le vieillissement en sérum humain diminue done la propriété zymotique du bacillus col ; mais en somme cet amoindrissement est peu considérable, et n’égale pas celui que nous avons obtenu par l’action de la chaleur.
De plus, cette atténuation ne s’est pas maintenue, n’a pas été acquise définitivement de manière à devenir héréditaire ; et le bacille a récupéré son pouvoir de ferment après des cultures en bouillon et sur gélatine.