‹ Le bactériophage; son rôle dans l'immunitéChapitre 11 sur 78 · TECHNIQUE DE L'EXALTATION DE LA VIRULENCE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE L'EXALTATION DE LA VIRULENCE

Nous avons vu que le Bactériophage peut être présent sans qu'il > y ait pourtant la plus légère apparence de lyse de Témulsion bac-

j térienne, c'est même le cas le plus fréquent lors de l'isolement. Il

est, en général, facile d'exalter l'activité d'un tel Bactériophage par l'un des procédés suivants.

Quand l'ensemencement sur gélose a montré qu'il existait un Bactériophage actif dans Témulsion en bouillon, on filtre cette émulsion sur terre d'infusoires, puis sur bougie. On prépare une émulsion faiblement louche de la bactérie vis-à-vis de laquelle le Bactériophage s'est montré actif et on y introduit quatre à cinq gouttes du filtrat. Après un séjour de 24 h. à l'étuve à 87^, si la lyse ne s'est pas produite, on filtre cette seconde émulsion à la terre d'infusoires puis sur bougie, et on introduit quatre à cinq gouttes de ce nouveau filtrat dans une troisième émulsion légère de la bactérie. On continue ainsi les passages jusqu'à ce qu'on obtienne la lyse. Il est d'autre part facile, lors de chaque passage, de vérifier si la virulence du Bactériophage augmente : il suffit d'étaler sur gélose inclinée une goutte de Témulsion ; la comparaison des cultures obtenues à chaque passage renseigne sur l'état de la virulence. Par exemple la culture sur gélose obtenue avec l'émulsion du premier passage présente une couche bactérienne avec dix petites plages; avec l'émulsion du second passage, cent plages ; avec celle du troisième, une couche bactérienne déchiquetée par suite de l'abondance des plages ; avec celle du quatrième, quelques colonies bactériennes isolées : on se rend compte que la virulence du Bactériophage, c'est-à-dire sa faculté de se développer aux dépens de la bactérie, augmente à chaque passage et l'on peut être sûr qu'on finira par obtenir la lyse de l'émulsion.

inoculés. Ce qui démontre rexactitude de cette interprétation, c'est que l'expérience donne le résultat annoncé par Bordet et Ciuca, si l'on a pris soin, quelques heures avant l'injection intrapéritonéale de culture bactérienne, d'administrer à l'animal, per os, une culture d'une souche de Bactériophage actif pour la bactérie injectée. Le Bactériophag-e actif se trouvant dans l'iûtestin, passe dans la cavité péritonéale. Le procédé de Bordet et Ciuca ne donne donc accidentellement de résultat positif que si le Bactériophag-e actif se trouve préalablement dans l'intestin. Toutes les conclusions de ces auteurs tombent ipso facto.

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