INFLUENCE DU MILIEU
Il ressort de toutes les expériences précédentes que le véritable milieu de culture des ultramicrobes bactériophagcs c'est la bactérie vivante : la nature du liquide dans lequel se trouve plongée la bactérie ne doit donc avoir aucune influence directe sur la culture du Bactériophage, pourvu que les bactéries y restent vivantes pendant un laps de temps suffisant et que ce liquide n'altère pas la constitution de la bactérie. C/est en effet ce que démontre l'expérience.
La seule condition que doit en outre remplir le milieu, c'est d'avoir une réaction alcaline : la lyse n'a pas lieu en milieu acide (i).
Exp. — De Teau peptooée (25 g'. de peptone Chassaing et 5 g. de chlorure de sodium par litre) est neutralisée à la phcnolphtaléine ; le milieu est donc franchement alcalin au tournesol. Le liquide est rt^.parti à raison de lo cm^ par tube h essais. J'ajoute au contenu de chaque tube une quantité d'acide chlorhydriquc dilué de manière à former une gamme d'acidité croissante. Chaque tube est ensuite additionné d'une quantité d'une émulsion concentrée de bacilles de Shiga, suffisante pour obtenir une émulsion normale à 260 millions par cm*; chaque tube est enfin inoculé avec i/i.ooo de cm^ d'une culture du Bactériophage. Après 24 h. d'étuve j'effectue la numération des ultramicrobes bactériophagcs suivant le procédé décrit.
Réaction à
la
Asp
ect de rémulsion
Nombre d'u
Itramicrobes
^ube
phénolphtah
îine
après 24 h.
bactériophî
ig-es par cm^
lou
che très faible
4oo
millions
louche très faible
5oo
limpide
5oo
limpide
limpide
limpide