‹ Le bactériophage; son rôle dans l'immunitéChapitre 25 sur 78 · LA BAGTÉRIOLYSE AU MICROSCOPE · texte numérisé non relu

LA BAGTÉRIOLYSE AU MICROSCOPE

n'est pas le cas ici, j'ai jusqu'à présent isolé plus de cent souches différentes du Bactériophage anti-SniGA et je n'en ai pas encore trouvé deux qui fussent semblables. Le résultat final d'une expérience sera toujours celui que j'indique, les phases du phénomène se passeront dans le même ordre, mais les temps seront variables : avec telle souche de bactériophage la lyse totale sera obtenue en 3 h., avec telle autre après 12. Les phases se succéderont donc quatre fois plus rapidement dans le premier cas que dans le second.

Autre observation du même genre : tout ce qlii a été dit jusqu'ici se rapporte à des souches du Bactériophage extrêmement actives, c'est-à-dire capables de produire la lyse totale : nous verrons d'ailleurs qu'elles ne sont pas difficiles à isoler.

En résumé, ce qu'il faut reteoir des observations microscopiques, c'est qu'à au^cun moment on ne peut distinguer sur préparations colorées, quel que soit le grossissement, de microorganismes autres que les bacilles de Shiga. Outre les bacilles on ne voit que des débris bacillaires informes de plus en plus nombreux au fur et à mesure que devient plus complète la destruction des bactéries, débris qui se dissolvent ensuite peu à peu.

L'examen à l'ultramicroscope indique que les germes bactériophages se multiplient à l'intérieur même des bacilles, ce qui est d'ailleurs corroboré par toutes les expériences, et que ces germes bactériophages sont très vraisemblablement représentés par les très fines granulations qu'on observe tour à tour dans l'intérieur des bacilles et dans le liquide ambiant.

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