‹ Le Bailli de Suffren dans l'IndeChapitre 18 sur 29 · VAISSEAUX QUI ONT REJOINT SUFFREN, LE 9 BIARS · texte numérisé non relu

VAISSEAUX QUI ONT REJOINT SUFFREN, LE 9 BIARS

(Ils assistaient au 5- et glorieux combat livré par Fescadre devant Goudeloure.)

Le Fendant , de 74 canons, vaisseau neuf, construit à Rochefort en 1776.

L'Argonaute, de 74 canons, vaisseau neuf, construit en

Le Hardi, de 64 canons, vieux vaisseau, construit à Rochefort en 1750.

L'Alexandre, qui fut condamné et brûlé à Tlle de France avant d'avoir rejoint Suffren.

Le Fier, de 50 canons, vieux vaisseau, construit à Toulon en 1745 , faisait partie de l'escadre de M. de la Clue, en 1759.

Extrait du journal de Trublet.

On s'étonnera, peut-être de voir un officier quitter le commandement d'un vaisseau de guerre pour prendre celui d'une simple frégate ; mais on observera que, commimément la destination d'un vaisseau, pendant le combat , se borne à se tenir immobile dans sa ligne , exactement au poste qui lui est fixé , et à suivre avec attention les manœuvres générales; rarement lui en prescrit-on de particulières. La bravoure et la bonne volonté sont les principales qualités qui doivent être communes à tous les deux; celui qui commande une frégate doit réunir bien d'autres qualités. En escadre , il est , en quelque sorte, l'œil du général ; c'est lui qui l'éclairé, souvent qui le guide ; c'est à lui qu'est confiée la garde et la conduite du convoi détaché; il doit joindre à l'activité et à l'intelligence dans ses missions , la vigilance dans la

croisière, la connaissance la plus parfaite de la manœuvre, l'habileté dans l'exécution, la Bravoure, le sang-froid dans l'attaque, l'adresse à éviter le combat contre un ennemi supérieur. Toutes ces qualités étaient bien reconnues dans M. de Beaulieu etc.

État des morts et des blessés sur les vaisseaux, après le combat du 3 septembre.

Le Héros . . , .

V Illustre ....

L'Ajax

V Artésien, . . .

Le Vengeur . . .

Le Brillant . . .

Le Bizarre . . .

La Consolante. .

Le Flamand. . .

Le Saint-Michel.

VAnnibal\ . . .

Le Sphinx . . .

Le Sévère ....

varient

Le Petit'Annibal

Commandants.

SufFren . .

Bruyère. .

Beaumont .

Saint-Félix CuverviUe .

De Eersauson De la Landelle De Péan. . .

De Salvert. .

D'Aymar . .

Tromelin . .

De Chilleau .

De Langle . .

De la Pallière De Galles . .

En tout .

Tués. Blessés.

(Archives de la Marine.]

L'amiral Hughes , dans son rapport du 30 septembre, n'accusait que cinquante-un tués et deux cent quatrevingt-cinq blessés.

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Lettre de M. de Piveron de Horlat à H. Suffren,

Monsieur le général ,

A l'instant même je reçois une lettre du 23 septembre dernier, de M. de Montigny , qui me marque qu'on peut être tranquille sur les dispositions actuelles de la cour de Poonah ; qu'il n'y a ni trêve , ni paix entre elle et les Anglais; que Manafermis (c'était le premier ministre du Peshova ) l'en assure chaque fois qu'il traite avec lui des intérêts de la nation ; mais que cependant il ne répond des dispositions de cette cour que pour le moment, et qu'elles seront soumises dans la suite au développement des événements lors de l'arrivée de M. le marquis de Bussy.

Edward Hughes , amiral de l'escadre de Sa Majesté Britannique , à H. le Bailli de Suffren , chevalier grand-croix de Tordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, amiral et commandant les forces navales de S. M. trés-cbrétienne , dans les Indes.

Madras , le 25 juin 1783.

Monsieur, à mon arrivée dans cette rade avec l'escadre de S. M. Britannique , qui est sous mes ordres , j'ai reçu des instructions authentiques, par lesquelles il me parait certain que les articles préliminaires de la paix enti*e la Grande Bretagne , la France et l'Espagne , ainsi qu'avec les Américains , ont été signés par les ministres plénipotentiaires à Versailles, ^e 20 janvier, et ratifiés en France

le 9 février suivant. Je prends donc la liberté de vous adresser cet avis qui doit nous porter à faire cesser toute hostilité entre les sujets de la Grande Bretagne et de la France , à commencer au 9 juillet. Je suis persuadé que votre Excellence rendra justice à mon caractère d'officier qui a toujours conservé dans son cœur les principes d'humanité, et qui vous manifeste sa résolution actuelle. En conséquence, il ne me reste qu'à prier votre Excellence , après avoir réfléchi sur mon paquet , de me mander franchement , et le plus tôt possible , si elle veut continuer de dévaster ces mers ; sur quoi , j'attends une réponse claire et décisive.

Le sieur Goiverd , capitaine de la Médée , frégate de S. M. Britannique , aura Thonneur de vous remettre mon paquet , sous l'auspice du pavillon de vérité ; en cas qu'il ne vous rencontre pas , il est chargé de le remettre à M. le marquis de Bussy, pour vous le faire tenir , parce qu'il est de notre devoir , comme officiers de nos souverains respectifs , de faire cesser toute hostilité. J'espère trouver un ami dans votre Excellence , et j'ai l'honneur d'être , avec le plus profond respect , Monsieur , votre très-humble et très-obéissant serviteur.

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