IV PREFACE
mettront de produire des faits assez peu connus pour éveiller l'intérêt autour d'une de nos plus pures gloires Provençales.
De crainte, cependant, que cet enthousiasme parut à quelques lecteurs une exagération patriotique , qu'il lui soit permis d'invoquer l'opinion d'un homme dont les jugements ont été presque tous religieusement acceptés par l'histoire :
« Un joTir de libre entretien avec Las-Cases, à Sainte- Hélène, il fut question de la marine ; le front de Fempereur se rembrunit et Ton eut pu lire sur son visage l'expression d'un douloureux regret. »
« Portant ses regards un peu en arrière, vers le règne qui avait précédé le sien, Napoléon y admirait nos armées navales victorieuses, soutenant, dans les mers de l'Inde, la gloire de notre pavillon, sous le commandement d'un homme audacieux et habile. »
a Oh I pourquoi cet homme, s'écria Napoléon, n'a-t-il « pas vécu jusqu'à moi, ou pourquoi n'en ai-je pas trouvé « xm de sa trempe ?j'en aurais fait notre Nelson, et les « afEBdres eussent pris xm autre tournure ! »
« De tels regrets ainsi exprimés par l'Empereur , dit M. Ortolan, renferment le plus bel éloge. »
[Moniteur, !•' novembre 1859).
Cette étude historique est divisée en huit livres précédés d'un avant-propos dans lequel