‹ Le bailliage du Palais Royal de ParisChapitre 19 sur 30 · La Sainte-Chapelle de Paris · texte numérisé non relu

La Sainte-Chapelle de Paris

provision qu'obtint de l'office de garde de scel, Nicolas Camus, notaire au Chastelet de Paris, qui fut receu, et mis en possession de l'office par monsieur de Thou (1), maîstre des requestes ordinaires, le xxj septembre ensuivant.

Outre ces officiers et justiciables de Bailly du Palais, sont encore le Parcheminier du Palais, à quoi pourvoit le Trésorier de la Saincte-GLapelle : le garde et maistre gouverneur de l'Orlogc, le jardinier, garde des portes, le crieur et trompette, deux officiers du guet, soubsguet, conlreguet, garde de la porte, et la guette du Palais. Sont tous ces officiers receuz et mis en possession de leurs offices, par le concierge ou son lieutenant. La justice d'iceluy concierge est des premières et plus anciennes du Palais : et avoit anciennement ce privilège, dans l'enclos d'iceluy, que nul de quelque estât et condition qu'il fust, pouvoit tenir cour ne juridiction tem-

1. De l'illustre famille des de Thou, célèbre dans la magistrature non moins que dans le barreau. On caractérisait, sous Henri IV, le talent de Christophe de Thou , par ces mots : pauca mut lis.

porelle au Palais, sans le congé de luy ou de sa justice, excepté la Cour du Parlement, ceux des Comptes, et Requestes du Palais, comme portent. (Voir les lettres de confirmation, des droits et privilèges d'icelug concierge, par le Boy Charles cinquième, de Van mil trois cent cinquante-lmit, contenans ample déclaration des privilèges et prérogatives de concierge.) Outre la connaissance ordinaire, qui lui est de tout temps attribuée, il y en a une autre extraordinaire qui lui est baillée de la Cour et consiste principalement dans les renvois de procès, sur les débats et différends de juridictions.

Page 1