CANON
Air: Gros nez t gros nez*
G O u t é s ce vin ,
Oeil le meilleur des bords du Rhin j Buvés la Eanté de notre Souverain.
Le Courier.
Air. Pavois pris femme laide ? Vaud, du fleuve d’oublb
Oh , je fçais trop bien vivre Pour refufer cela , ah , ha, ah ;
Qu’à la joye on fe livre ,
Notre Roy le fçaura , ah , ah, ah :
A l’envi chantez fa gloire .
Tandis qu’avec gaité Sa Santé (il boit ) je vais boire, {bis.}
L’Of FICI ER.
V AV D E VIL L E noté N°. 4.
Notre bonheur nous fait connoître Que Louis nous donne des Loix j Nos ennemis, par nos Exploits, Connoiffent qu’il e(l notre Maître :
Vive, vive, vive à jamais Le Pere & le Roy des François.
Henriette.
C’efl. à lui , plus qu’au Diadème , Que tous nos hommages font dûs ;
II eft plus grand par Tes vertus Qu’il ne l’efl: par le rang fuprême :
Vive, &c.
Aux jours d’un Prince qui nous aime.
Comment ne s’intereiïèr pas ?
A ceux de fes moindres Soldats Nous l’avons vu veiller lui-même :
Vive , &c.
Henriett e.
Loin ces Rois dont l'affreux fyflême
Rend
Rend par l’effroi les cœurs fournis;
Louis eft craint des Ennemis ,
Mais il veut que fon Peuple l’aime ;
Vive, &c.
L’OfE ICI ER.
Les Rois , qui des Dieux font l’image , Devraient être immortels comme eux;
Sur ceux qui font des malheureux.
Que la mort exerce fa rage :
Vive, & c.
Un Député prèfentant une bourfe au Courier »’ Tenez. , recevez cette bourfe 5 Notre zele en fera flaté ;
Le Courier,
Du Roy i’ annonce la fanté „
Je fuis trop payé de ma courfe;
Vive , &c.
Une petite Fille an Courier .
On doit pour un fi doux melïàgë Vous faire les plus riches dons ;
Tenez , prenez tous mes bonbons je ne puis donner davantage :
Vive , &Co
Maman dit qu’il n’efl notre Maître Que pour nous faire à tous du bien ;
Dites-lui que je l’aime bien ,
Je voudrois qu’il pût le connoître :
Vive, &c.
Henriette.
O Ciel , daigne ajouter encore Aux jours de ce Prince chéri,
Tous ceux qu’auroit donné pour lui Un Peuple zélé qui l’adore :
Vive, &c.
Henriette, [an Courier. )
A i R : Madame j'ai unpajuet pour vous.
Vingt Nouvellifies font chez nous,
Qui ne foupirent qu’après vous ;
Venez donc les informer tous.
Le Courier.
Je m’en fais une fête;
Mais pour la peine du Courier,
Madame , avec la permiffion de Monfieur , vous êtes trop honnête ,
Pour lui refufer un baifer.
DE STR AS B O U RG
L’O FFICIER,
A î R : La Befigne*
Il faut bien le récompenfer , Accordez-le fans balancer.
Henriette.
Venez détailler à mon Pere Un fait pour nous fi néceffaire.
Entrée de plufisurs allemands & Allemandes , qui âanfent au fin des infirumens qui ont accompagné la cérémonie du Vidrecome.