SCENE IV
SAINT- VALERY, seul, déplus en plus agité.
Encore un qui me croit fou, romanesque. Que m'imporle ce que l'on croit, ce que l'on pense? je suis sage à mes propres yeux, à ceux des âmes nobles, pures, généreuses, qui, comme Amélie, sentent et comprennent bien les illusions de la vie; qui croient encore au bonheur, à la vertu, (soujùant.) C'est que ma position ne ressemble à aucune autre ; je brûle, je me consume, mon cœur est un volcan ; {i-eprenant son exaltation.) l'espoir et le doute s'y heurtent avec violence; il y a de la fièvre... non, non, c'est de l'amour vrai, sublime... oui, j'aime, et je sui* aimé.
A\K.de Têiiiers.
Quand l'avenir doit payer ma tendresse,
Retenant jusqu'à mes soupirs.
D'un amour pur je savoure l'ivresse :
Un rêve heureux vient bercer mes désirs. Sur cet hymen, prix de tant de constance.
Un voile magique est jeté ; Par le mystère, enivré d'espérance.
Je crois aimer une divinité.