‹ Le banquet: papiers intimesChapitre 15 sur 19 · LA GROIX-ROUSSE · texte numérisé non relu

LA GROIX-ROUSSE

C'est le passé, cela ; moi, je suis le présent, et j'ai l'avenir. Fuis le rêve, le vide, l'abstraction, l'hypocrisie. Reste vrai et laborieux. Accepte vaillamment le travail, condition de la vie humaine.

l'apprenti.

Le travail? Oui. Le pain noir? Oui. J'aime le métier, l'art, la création; tramer, ourdir un beau tissu. Mais cette vie est si mobile et si peu garantie! On y reste serf, et serf sans stabilité.

FOURVIÈRES

La sécurité de la vie, tu l'as avec moi. Là-bas, c'est le travail éternel; ici, c'est le loisir tranquille. Ici, tu n'as pas à t'inquiéter du banquet, le voilà tout préparé.

l'apprenti.

Oui, tout cela serait doux. Mais j'ai peur des

longs murs froids; j'ai peur des tristes robes noires. Je crains la scolastique ou s'aheurte Tesprit sans comprendre. Et puis, nature, faui-il mourir à toi ?

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