LA CROIX-ROUSSE
Moi, je t'offre de grandes souffrances, le travail sans relâche et peu de gain pour toi ; mais aussi la douceur de la famille et la chaleur du foyer. Celle-ci, la spiritualiste, t'offre le temporel. Moi, l'impie, la matérialiste, je t'offre les joies de l'âme. Avec elle, tu dîneras. Avec moi, maitre de les rêves, tu verras en esprit le banquet fraternel de l'avenir.
FOURVIÈRES
Laisse, laisse cette montagne d'ennuis, de douleurs, condamnée de Dieu et des hommes, te prêcher du haut de son calvaire. La force est avec moi aussi bien que la grâce. Ne vois-tu pas les forts ennemis qui de tous côtés la regardent? La foudre est sur sa tête.
l'apprenti.
Ah! ceci me décide. Je vois, ô vieille mère,
168 LE BÂÏ9QUET
qu0 votre jeune sœur est désonnais Téglise des souffrances, l'église du combat. C'est elle qui jeune, qui se dévoue, qui espère; elle qui vit de Tesprit, de la fraternité future. J*irai à elle, j'irai travailler et souffrir. La où est la foi, Tamour, là est le vrai banquet I