SAR RES
EST: en
l'épée que pour creuser le trou où planter la croix ”.
Ce jour-là, de Rome à Constantinople, un souffle mystérieux passa à travers Île vieux monde. On sentit que quelque chose de nouveau venait de surgir, qui allait changer le cours de l’histoire et les destinés des peuples. St Avit, primat des Gaules, écrivit à Clovis : “ Votre foi est notre triomphe et votre victoire est notre victoire.”
Du haut de son siève de Rome, le pape Anastase eut la vision prophétique que, l'avenir de l'Evangile et de l'Eglise allait être irrévocablement attaché à la jeune nation qui se levait, tout humide encore, de l'onde baptismale ; car il écrivit à Clovis ces mots, auxquels notre histoire a donné depuis un confirmatur infaillible : “ Maintenant, je vois les peuples venir à nous d'un pas rapide; je vois le filet de
Pierre s'étendre et se remplir.”
Là, devant ce baptistère de Reims, s'achève l'histoire de la Gaule et s'écrit le premier chapitre de l'histoire de France.
La jeune nation eut la croissance rapide.