T. XVIII, 2,nc période, p
2. Le bas-relief du comte Pourtalès a été expo=é à Berlin au commencement do cette année : Catalog der Ausstellung von Gemœlden œlterer Meister im berliner Privalbesilz. 1883, n° 32.
3. Ce buste a été exposé aussi à Berlin cette année : Catalog der Ausstellung, etc. N° 20.
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niant et d’une exécution 1res soignée; un Saint Jérôme de Enzola, signé
J OH ANN IS FRANCISCI PARMENSIS OPVS ; et enfin Vulcain forgeant les ailes de l'Amour, très bel exemplaire d’une pièce rare.
cire. — On connaît tout le parti que les Italiens ont tiré du procédé de la sculpture en cire et le développement qu’ils lui ont donné, depuis la tête du musée Wicar, à Lille, jusqu’à ces hideuses représentations des pestiférés exposés au Bargello à Florence et attribués à Gaëtano Zumbo. M. Davillier avait réuni quelques spécimens intéressants de cet art , mais en les choisissant dans celles de ses manifestations qui sont contemporaines de la Renaissance. La Léda et le Cygne, bas-relief polychrome et orné de perles, travail de la seconde moitié du xvi° siècle, mérite d’être remarqué.
Ivoires. — La classe des ivoires est des plus considérables. Elle commence avec l’antiquité classique pour finir avec le xvr siècle. Le baron Daviller avait été assez heureux pour rencontrer quelques-uns de ces ivoires antiques, si rares même dans les collections les plus renommées. Une petite tête de Mercure d’un beau style nous paraît appartenir à l’art gréco -romain.
C’est avant tout un bijou hors de pair que l’admirable petite frise à deux faces où se voient quatre génies dansant près d’un autel.
L’antiquité, dans les sujets similaires, n’a jamais été mieux inspirée. On oublie la rareté insigne d’un pareil objet pour ne songer qu aux
LIS ClllUSSÏ ENFANT BÉNISSANT,
(Marbre de l'écolo florentine. Deuxième moitié du xv° siècle.)
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qualités de son travail. La Gazette l’a vanté déjà à plusieurs reprises l.
Les ivoires gothiques des xme, xive et xvc siècles continuent dignement une série si splendidement ouverte. Les figurines et diptyques à sujets religieux sont assez nombreux2. Nous insisterons sur deux volets de tablettes à écrire que recommandent à l’attention les sujets dont ils sont décorés. On y a représenté des scènes de la vie de château au xiv° siècle, — traits de mœurs pris sur le vif, — on pourrait dire, un tableau de genre de la société du moyen âge. Des dames et des jeunes gens jouent à la main chaude et à la morra (?). En dehors des boîtes de miroirs et de quelques coffrets dont les histoires sont empruntées à la littérature de l’époque, les ivoires gothiques à sujets profanes ne sont pas communs. Ceux dont nous parlons ont de plus le mérite d’être excellents. A citer encore deux ivoires ou os italiens. L’un est un fragment de la volute d’une crosse d’évêque ou d’abbé. Ce fragment représente une feuille ou une branche de feuillage au sein de laquelle s’épanouit un personnage en guise de fleur. Les monuments similaires du xive et du xve siècle, comme ceux du musée de Volterre et du trésor de Sienne, nous font comprendre ce qu’était ce morceau. Le second os, de travail assez soigné, est un veneur partant pour la chasse et tenant un cor. Ce dernier fragment a du être détaché de quelqu’un de ces coffrets de Tarsia dont la forme est bien connue et dont la décoration principale, consistant en bas-reliefs d’ivoire, est quelquefois satisfaisante, quoique, dans un trop grand nombre de cas, ces ustensiles ne soient que des œuvres de pacotille. Nous n’oublierons pas non plus une petite Vierge assise de la fin du xiilc siècle ou du commencement du xive, portant encore des traces de la peinture qui la recouvrait, et nous nous arrêterons sur les deux pièces capitales de la série.
La Madone allaitant l'enfant Jésus est une œuvre remarquable du xi vn siècle, que ses dimensions extraordinaires et le beau caractère de son exécution placent au premier rang des produits de la sculpture en ivoire du moyen âge. Elle est à rapprocher de plusieurs grandes pièces du Louvre et soutient sans faiblir la confrontation. Quant à la Vierge assise et lisant pendant que l'enfant Jésus joue avec un oiseau , c’est une figure absolument charmante. En l’absence de tout terme de comparaison, elle vient poser un problème dont la solution n’est pas aisée.
1, Tome XIX, p. 429. Tome XX, p. 182-183.
2. Sur une petite plaque circulaire à jour, représentant Y Annonciation, voy. la (iazellc des Beaux- Arts, 2° période, septembre 1s78, p. 290. Cette pièce est donnée comme appartenant à l’art espagnol.
LA COLLECTION DAVILLIER