ORONTE, LISETTE
Ji uisQu'it faut essuyer encot cette coivde. Sois tdmoin de quel ait ma flamme est éprouvée. Ne quitte point , Lisette , et demeure avec nous.
Ll s ET T E.
Vous ne vous sentez pas d'un si cher rendez-vous J Vos yeux brillent de joie.
Elle est dtincelante.
Mais n'as-tu point appris ce que me veut la tante ?
Lisette.
Nonr je sais seulement qu'elle m'a dit tout bas Qu'à vous prendre à quartier je ne manquasse pas, Qu'avec vous du jardin ici |e me rendisse.
De ses jaloux soupçons il faut fuir la malice. Le refus d'y venir pourroit les éveiller.
Lisette.
Ma foi ! nous n'avons pas trop sujet de railler.
Dans
COMÉDIE. Sj
D.ms la rage d'amour où son penchant l'engage. Quoi que pour l'éblouir vous mettiez en usage , Elle vous va serrer le bouton de bien près.
Mais ayant fait Léandre épris de -ses attraits. Cette amorce jettcc au moins saura suspendre....
Lisette.
C'est vous être fort mal adressé qu'à T éandrc > Ce jeu déjà lui semble un ennuj'eux parti.
Je ne sais pas encor comme il en est sorti. Seuilement tout riant » sans marques de querelle , Il est venu nous joindre au jardin avec elle , Et m'a dit en passant que je l'avois joué.
\ Lisette.
Croyez qu'il vous aura tout franc désavoue.
Qu'importe? j'aurai droit de soutenir sans cc';':e Qu'il immole à mon feu la douleur quî le presse , Et qu'ainsi je serois et sans cœur et sans foi Si je faisois "pour lui moins qu'il ne fait pour moi... Mais la voici.