‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 43 sur 102 · LA T A N T · texte numérisé non relu

LA T A N T

La naissance en tous lieux fait connoître les gens.

D'Albikrac. On le tient un des plus galans hommes. . .

La Tante, à Lisette.

Lisette....

Lisette, à PhiUpin.

Patle b.isi ce Baron que tu nommes. . . .

Philipin.

Eh! bien?

Lisette,

Avec Ldandre il est dans le jardin.

Philipin.

Ah I c'est fait de mon maître , et j'en crains bien la fin.

La Tante.

Tu conrioîs à quel point son intérêt m'engage.

Achevé.

Philipin.

Le Baron faisoit alors voyage.

Une saur qu'il avoir le reçut au château. Fit panser sa blessure , et puis... c'estli le beau. En se communiquant tous deux ils s'enflammèrent. Se virent en secret , en secret se parlèrent. L'occasion ri oit , le diable s'en mêla. Mon maître fit le fou , l.->. Dame pullula. la voilà grosse enfin de qui que ce pût être.

La Tante.

Quoi I ne nous dis-tu par que ce fut de ton maître ?

Philipin.

Je crois qu'à sa g''OSsess5 il peut n'avoir pas nui ; Mais la belle étoit douce à bien d'autres qu'à lui , Et sur quelques soupçons ayant fait sentinelle ,

II entrevit de nuit un galant avec elle. Alors ne voulant plus en entendre parler, Jusqucs en Angleterre il alla prendre l'air. D'autre part le Baron , dont l'ame est asseï fierc > Jura d'exterminer le pauvre la Rapière , Et , sachant au retour ce qui s'ctoit passé > Voilà contre son nom un procès commencé. Ainsi qu'un vagabond sans feu , ni lieu, ni rilee, La Rapière est penju soudain par contumace. Jugez si quand de tout il nous faut défier, Mon maître en cet état s'oseroit marier.

Je le blâmois d'abord d'abuser une fille fl^ Dont la gloire intéresse une illustre famille; Mais qui peut écouter deux galàns toAi-à-tqpr, Mérite la disgrâce où la plonge l'amour. '^ L'honneur sur un seul choix fixe les feux pudiques,

On se moque aujourd'hui de ces honneurs uniques. Et chacun comme il peut vivant sur le commun , C'est n'avoir point d'amant que de n'en n'avoir qu'ua. Mais, ïyladamc, cela ne fait point notre affaire.

Il faudroit par amis. . -.

L'a-t-on pas voulu faire?

Autant de tcms perdu. Ce diable de Baron , Quoi qu'on puisse alléguci, ne change point de ton. Toujours patlc de p«ndi'e , et rien à l'amiable.

La Tante.

Le voici , je veux voir s'il est si peu traitable.

Ah ! Madame, gardez de lui rien déclarer

Que mon maître avec vous n'en ait pu confc'rcr.

Va , n'apprdhende point que je lui puisse nuire.

Philipin, à part.

Il s'en va tout gâter ; comment l'oser instruire ?

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