‹ Le baron de LahontanChapitre 13 sur 53 · LS PARTOUT TS PERR · texte numérisé non relu

LS PARTOUT TS PERR

Vienne, si je puis avoir un passeport de l'envoyé de

, pi . * « . + l’empéreur, qui est à Varsovie. Je ne puis, monsieur,

vous donner d’autres nouvelles si çe n’est que la plupart des Hollandais de marque et de distinction souhaiteraient fort la paix ct je puis vous dire avec toute vérité que les plus grands ennemis que nous ayons dans ces pays ci, sont les Français réfugiés ; aussi sont-ils odieux parmi toutes les nations ct il y en a très peu qui trouvassent crédit dans les bourses des villes. J'espère, monsieur, que vous me ferez la grâce de me conserver votre souvenir, puisque je suis et seray incessament avec passion, monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur,

On a là la preuve que Lahontan essayait par tous les moyens d’entrer dans les bonnes grâces de la cour. On s’intéressait alors vivement dans les ministères au sort du malheureux explorateur de la Salle, et tout ce qui pouvait le concerner ‘avait chance de recevoir bon accueil. M. de Pontchartrain, à qui la lettre de Lahontan fut communiquée, en écrivit à l'abbé Bidal, le résidant de France à Hambourg. Celui-ci fit faire toutes les recherches, et il lui fut répondu qu’il n'était arrivé aucun vaisseau, ni aucun Français de la Virginie, ni des îles voisines. L'histoire rapportée par Lahontan n'était donc qu’un conte fantastique, et le résidant reçut l’ordre de ne pas donner suite à l'affaire.

Dans l'intervalle, Lahontan s'était rendu à Copenhague, où résidait M. de Bonrepaus, ministre de France au Danemark. Ce dernier, qui s’intéressait aux choses de l'esprit et recherchait le commerce des écrivains et

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