‹ Le Baron FrederickChapitre 22 sur 50 · AL · texte numérisé non relu

AL

?f. Il t\':

sultats, fait t^en, aujpg? 4e§ §Hit?§ 4e îa guerre.

— Dieu veujilfi gflHi e$ sait ainsi e(; que

nous ne nous tFPITipÎPM fMt ÎRQfifiis ! féjipn-dit M. Hartmann, eu j^pp^nt {r^ten^ent la tête. N'as- tu rjen à ajouter ?

— Pardonnez^ol, ?uq^ pèpe, j'ai pelpg§ mots encore àyp.ys dire. Ainsi qug je. ypuseu ai informé, une action est imminente ; il est impossible d'en, préypjr lp§ résultats. Ce soir, les officiers de \% epnipajjnie 4es francs-tir eu^r§ d'Altenheim sq spgt FéURÎs sp,us 1$ présidence, de Ludwig, leflp gppimandanl;. Il a ^çésolii

que la compagne §ntp§v^U IffiïfiéA^teîft®^ en campagne ; pie ce$e, nuit, à une heure d u matin, la prendre, seeticm quitterait I e yUlage et pousspr^ u^ne, reçonnaissaiiee, car toute la compagnie cjpit, sous deux jours, prendre son poste sur la frontière ou du moins aussi près que possible, 4$s grand'gardes ennemies, afin de §flp?$f lifeç tous les mouvements des Prussiens. AgpFQW¥P4-vôus cette résolution, mon père?

— Oui, mon enfan^» sur tous les points; mais, pourquoi t'arrê^es-tu,?

— Mon père., §| vous ine voyez, hésite^ c'est que je m'ajjeççois un peu tard pç peutr être j'aurais dit, malgré la. gravité des circonstances, attendra quelques, heures, encore avant que de vous annoncer...

Le vieillard posa doucement la main sur l'épaule de sonfils, et il lui dit en secouant la tète avec un sourire mélancolique :

— Tu n'as- rien à m'annoncer, cher enfant, que je ne sache déjà. Mais je te l'ai dit, je suis; fort maintenant et je puis tout entendre. D'ailleurs, ajouta^t-ïl avec tristesse, le sacrifice ne doit-il- pas : être complet? Après l'aîné, le cadet,, c'est là- règle; moi et ta mère, qui sommes vieux maintenant et qui pensions nous appuyer sur. vous, nous devons rester seuls* Dieu l'a voulu ainsi ; que sa volonté

, soit faite!" Un premier détachement de tes compagnons part cette nuit.: Tu as compris, Lucien, -que ton poste était a l' avant-garde ;

que le fils, de, M. Hartaann ne pouvait pas abandonner }e$ ouvriers de son père quand ces ouvriers vont çpn^att^e pour lui; tu as eu rajsorî, mon fils, pettg pensée est noble et généralise; je te remercie çl§ l'avoir eue. Je n'ajouterai qu'un mot : fais ton devoir. Ta mère p/t mo| np!!3 prierons pour toi. Si tu n^eurs, nous te pleurero.ns.

— t Mon père, ni on bon père ! . . .

= Oui? mon. enfant, il est dur à mon âge, il p§t Ijie.n. triste de se voir ainsi en quelques jours abâflàeuné 4 la fois par tous ses enfants, de rester- seul, en proie. $ $$ dpuleur, dans une n^ajspn ç»u se spnt éqpxilés tant de jours heureux. $nfi£, le devoir rppdpnne; il faut obéir. Quoi qu'il an^re de ton frère et de toi, je ne faiblirai pas; jusqu'au, bqut, je demeurerai inébranlable et, si je succombe, moi aussi, j'empprterai avec iupi dans la tombe une consolation suprême, celle, d'avpir fait sans hésitation et sans regret à n^a patrie non-sexxlement, ce qui n.§ serait rien, le sacrifice de ma fortune, n^ig .enepre. celui 4 e ^ ous ^ es ^res qui me sont eji^rs. Va, jnpn enfant, ne dis rien à ta mère. (J§ tpn départ de cette nuit ; laisse-inqi Je soin 4§ lui apprendre cette triste nouvelle.

— Mon père, je vous remercie cle me parler ainsi que vous le. faites î j^ nie sens devenir un homme eu vous écoutant ; il me semble qu'il y a entre hier et aujourd'hui une distance immense. Mes idées ne sont plus les mêmes ; mes aspirations se sont agrandies ; croyez-moi, mon père, je vous en donne ici ma parole, quoi qu'il arrive, je demeurerai digne de vous.

— Merci, mon enfant, mais vas-tu donc me quitter tout de suite? Ne peûx-tu pas rester encore quelques minutes avec moi?

— Je ne veux vous quitter qu'au dernier moment, mon père, et, si. vous y consentez, puisqu'il me reste encore près dame heure devant moi, j & profiterai de . ce répit que le hasard m'accorde, pour vous parler d'un homme auquel peut-être vous accordez trop

U3SÏE POIGNÉE Î5Ê GÔQtJIÎïS

de confiance * et qui, je ne sais pourquoi, est-ce pressentiment; est-ce instinct^ ni'ihspire une défiance insurmontable.

— -A qui fais-tu allusion* cher èhfant?

— A M* de Pobleskôj mon père.

— Mi de Poblesko? Tu te trompes, Lucien.

Ce jeune homme est digne, sous tous les rapports, de la confiance" que j'ai mise en lui. Depuis que je lui . ai donné la direction de la fabrique, je l'ai surveillé avec le plus grand soin ; je ne Tai pas un instatit perdu de tue* Sa conduite me paraît des plus honorables»

son intégrité au-dessus de tout soupçon ; Et cependant > tu le sais, Lucien^ il dispose souvent de sommes très-coiisidérablès. ■ " -

— Oli! sur ce points mon père* je partage entièrement votre opinion. Oui, ce monsieur est intègre, jamais il ne. s'appropriera une somme quelconque qui ne lui appartiendrait pas. Sa conduite est honorable ou du moins elle paraît telle; ce n'est pas à ce sujet que je désire vous entretenir de luk

— Et à quel sujets mon fils? Voyons, explique-toi, car je t'avoue que je ne te comprends

pas du tout.

— Je ne demande pas mieux que de ni'expliquer, mon père; seulement je n'ai jamais bien su de quelle façon cet homme est entré dans notre maison.

— De la façon la plus simple^ mon fils : un jour, il y a- environ quatre ans de cela* tu étais à Paris alors* avec ta mère et ta sœur; un jour, dis-je, un étranger se présente chez moi, ayant, disait-ii, à me remettre une lettre de la part de M; Xavier Kalbris,- notre correspondant à Munich. Tu connais M. Kaibris ; il est notre -compatriote, né dans cette ville même, de plus c'est un de mes meilleurs et plus anciens amis* Je donnai l'ordre d'introdruire l'étranger et j'ouvris avec empressement la lettre qu'il me présenta; Cette lettre contenait; une recommandation très-chaudé en faveur de M, le comte Ladisias de Poblesko, gentilhommapolonais oompromis ebans -la çfornière insurrection de son pays.; réduit à s* ex-:

pâtfiër pour échapper à la mort pfônôïiëêè contre Itti par le gottVérhëiffièht rftsëêî dôrôri tèftté lés biens étaient Sous le Séqtt&itï e; et qui m trouvait j par conséquent;' forcé dé chef* cher tin emploi qui lui gëïïhît d'ô vivre! Bôhôrablement. M, de Pobleskd me ifidiittfâ des papiers parfaitement en règle, rfe lui fis l'accueil le plttë bienveillant et je le congédiai en lui promettait dé m'd'ccupër de lui et M assignai un rëndë^vous à fruit jours de là; Je voulais faire honneur à la recommandation : dé M. Kâlbris. Cependant il était de mbn devoir de prendre sur son protégé tous lëè reti* ëeignéffientâ^ii'il me serait possible d'obtènm Geë rëHSéigilënlëlitâ hé pouvaient m'êtrè ddnnés que par Les Polonais fixés à Strasbourg; De plùS j'écrivis le jdltr même à M. Kâlbris. Tous les . renseignements que j'obtins furent excellente. Une lettre de ittbh ëdrrespohdant les compléta et lit cesser de iriâ part toute hésitation. M. de Poblesko entra chë^ moi; Un an plus tard* je le mis a la tête cië ma fa* briqué j je dois Vavtfiier* ïnoh cher éhfattt, que uon^euleme'nt je n'ai èri qu'àfiiè louer dé lui cotttme conduite et honorabilité ,- hiàiâ que son ibtëlligerice et âôh actiVité m'ont été fort utiles î et c[Ue c'est â lui? éh grande partie,que je dois la prospérité dé ma fabrique.

M; de Poblesko èfct un homme modeste, peu canseùrï niais son intelligence est grande; ses Vues sont élevées: il comprend avec une rapidité extrême lëâ quêstionâ si embarrassantes qu'elles soient et il en trouve presque immédiatement la solution; Il à le talent fort rare de S'assimiler lès idées des personnel avec lesquelles il : &&ù&ë* bu plutôt qu'il laiMë ; parler devant M, et de tirer de ces idées si elles sont bMiiës le meilleur : restiWM;- YxMh, mon cher Lucien* quiel è&t rhdmniei pour lequel, diâ^tu^ malgré toi, tu : épr6n^és ; une méfiance . insurmontable; 3 ? %spèrë -■ qn% cette explication uft peu longue \\ mais qnè j#.

n'ai pas hésité i i te donner te suffira jrôW reconnaître que tu t'étais trompé;

— Pourtant, mon père* il h'éhéM pas ainsi;

." -ili

tëfli'TT

flE-

te-

il:,-

iïli't '

iH : ':'-

î-lt' 1 "

Page 1