EXCLUSION DE LA MAISON D'ORANGE
guerre générale est improbable dans l'état actuel de l'Europe; l'exclusion des Nassau préviendra la guerre civile, mais amènera la guerre avec la Hollande. Quoi que nous fassions, celle-ci est inévitable et nous ne devons pas la redouter.
Messieurs, toutes les révolutions ont leur question de personne : c'est celle devant laquelle on recule le plus longtemps, elle se tient renfermée au fond des esprits, mais il suffit de quelque hardiesse pour la poser. Dès lors une solution devient nécessaire, une espèce de fatalité s'y attache, et toutes les fins de non recevoir deviennent impuissantes. Chacun est obligé de se produire au dehors dans ce qu'il a de plus intime, de répudier pour toujours le passé et de se livrer à l'avenir sans réserve et comme à discrétion. C'est la question de personne qui compromet les hommes; tout peut se pardonner, hors une opinion ('). La présente discussion fera donc époque dans la vie de chacun de nous ; à la suite du nom de chacun se placera son vote comme une action importante. Je ne me cache aucune de ses conséquences.
Je voterai l'exclusion des Nassau à perpétuité.
(') Pressentiments que l'avenir n'a pas justifiés ; l'orateur a reçu le premier parmi les citoyens du nouveau royaume le grand cordon du Lion des Pays-Bas. A l'occasion du traité de la Haye, du S novembre 1842, qui termina toutes les difficultés de détail, cette haute distinction, par la volonté expresse du roi Guillaume II, fut conférée à M. Nothomb ; comme ministre de l'intérieur et chef du cabinet, il avait présidé aux négociations. En 1872 le roi Guillaume III lui a spontanément décerné le grand cordon de l'ordre luxembourgeois du Chêne pour les sages conseils que, comme envoyé à Berlin, il avait donnés au sujet des arrangements relatifs aux chemins de fer grand-ducaux.
23 nov. <830.
CONGRÈS NATIONAL
SÉANCES DD 29 El DD 31 JANVIER ET DU l« FÉVRIER 1881.
Protestation contre le protocole du 20 janvier 1831.
L'acte général du congrès de Vienne du 9 juin 1815, en e'rigeant le royaume des Pays-Bas et le grand-duché de Luxembourg, avait dit : Art. 65. « Les anciennes provinces unies des Pays-Bas et les ci-devant provinces belgiques, les unes et les autres dans les limites fixe'es par l'article suivant, formeront, conjointement avec les pays et territoires de'signe's dans le même article ...., le royaume des Pays-Bas »
Art. 68. « Le grand-duche' de Luxembourg se composera de
tout le territoire situe' entre le royaume des Pays-Bas , la
France, la Moselle jusqu'à l'embouchure de la Sûre, le cours de la Sûre jusqu'au confluent de l'Our, et le cours de cette dernière rivière jusqu'aux limites du ci-devant canton français deSaint-Vilh, qui n'appartiendra point au grand-duché de Luxembourg. »
La loi fondamentale du 24 août 1815, en organisant le nouvel
État, l'avait considéré comme formé de deux grandes divisions,
représentées chacune à la seconde Chambre des États Généraux
par le même nombre de députés et composées chacune de neuf
29janv. -1 févr. 4831.