‹ Le Bas-Poitou en 1788; mémoires addressés à la Commission intermédiaire de l'Assemblée d'élection de Fontenay par les municipalités de Maillezais et de Chaillé-les-MaraisChapitre 10 sur 23 · Grues · texte numérisé non relu

Grues

Pour nous conformer aux vues de l'administration, et afin de répondre aux différentes demandes qu'elle veut bien nous faire, nous nous sommes assemblés aux fins d'y satisfaire autant qu'il a été en nous, article par article, et vous prions d'être bien persuadés que, s'il vous manquait quelques renseignements nécessaires à vos opérations, ce n'est pas faute d'avoir bien pris tous les moyens convenables pour vous les procurer.

(1) La population actuelle est de 545 habitants.

ARTICLE PREMIER

1° Répartition des impôts.

Nous payons de taille principale. . . 4,30g1 ÎO »

Impositions accessoires 2,074l » »

Gapitation roturière 2,61s1 » »

Vingtièmes 8941 9S 6d

Il n'y a pas eu de rejets.

Corvée 9741 » »

Impositions extraordinaires. — Avons en outre à payer, pour notre part des contributions des marais de la Glaye, la somme de cinquante-deux livres. Dans la levée de cette somme ne sont pas comprises les cabanes de MM. de Saint-Michel et les autres ayant fonds dans la paroisse, et qui payent par arpent. Nous ne pouvons vous éclaircir au juste du produit de toutes ces quotités réunies. Nous savons seulement que Le Bourg paye 52l, qu'on appelle paye pour les cheminées et qui fait 128 chaque feu ; c'est ce qu'on peut appeler cote personnelle, relativement à cette proposition, qui devient d'autant plus onéreuse à tous les habitants, qu'ils sont à l'abri des inondations qui pourraient être procurées seulement par la rivière du Lay, attendu qu'il y a deux Bots ou chaussées qui les défendent, l'un appelé le Bot de Quarde appartenant à MM. de Saint-Michel, et dont l'entretien est absolument à leurs frais; l'autre

(I) Le principal des quatre contributions a été fixé à y,470 fr. 42 pour 1878.

s'appelle le Bot Grolleau, appartenant à la Chambre ecclésiastique de Luçon, dont l'entretien est aussi à ses frais. Il est bon d'exposer à l'Assemblée intermédiaire que jusqu'à ce jour on a payé, sans savoir de quelle utilité pouvait être une levée considérable sur une paroisse déjà trop grevée par les autres impositions ; surtout ne voyant et n'ayant jamais vu faire aucun ouvrage qui puisse la mettre à l'abri des inondations, si elle n'y prévoyait elle-même. Nous espérons que vous voudrez bien, Messieurs, prendre des éclaircissements relatifs à ce sujet (1).

2° Frais de confection des rôles.

Quelques recherches qu'on ait faites pour découvrir ce qu'il en coûtait pour la confection des rôles, cela a été impossible. On estime que, joint la dépense qu'est obligé de faire le collecteur, il peut en coûter environ 361, non compris les contraintes qui sont souvent de grande consé-

(1) Aujourd'hui la commune de Grms ne paie rien, directement, pour l'entretien des marais de la Claie ; mais la Société des Marais do Saint-Michel. l'Aiguillon, Saint-Denis et Grues payait encore, en 1877, la somme de 1,630 fr. à la Société de la Claie pour le dit entretien.

Il existe toujours sur le territoire de Grues une digue continue, garantissant des inondations du Lay. Elle prend différents noms selon les fermes ou tènomonts qu'elle protège. Ces dénominations sont, du nord au sud, c'est-d-dirj, partant de Saint-Denis-du-Payré et se dirigeant vers la mer :

Booth Grolleau,

Digue des Etais,

— de la Roussière,

— du Clos-Vieux,

— du Girard,

— du Grenouillet.

11 n'y a point d'autres digues sur le territoire de la commuae.

quence et les journées multipliées que sont obligés de perdre ceux qui sont chargés de la levée des deniers.

3° Vices dans la répartition de l'impôt.

Relativement aux abus qui pourraient s'être glissés dans la répartition des deniers, on n'a. précisément pas à s'en plaindre; si peut-être jusqu'à ce jour on les avait ignorés, on prendra des moyens pour les connaître et les communiquer au Bureau intermédiaire.

4° Etablissements de charité.

Nul établissement de charité. Les pauvres sont soutenus par la généralité compatissante des personnes un peu aisées. Mais l'abbaye de Saint-Michel fournit absolument aux besoins des malheureux, tant pour la nourriture que pour les autres choses nécessaires à la vie (1).

5° Ouvrages publics.

Quant aux ouvrages publics qu'il serait à propos d'entreprendre, comme chemins, presbytère, etc., nous aurons l'honneur d'y répondre dans les articles suivants.

ARTICLE IL

1° Demandes et représentations.

Vous nous demandez aussi, Messieurs, pour le 1er septembre prochain et années suivantes, un état des demandes

(1) Il existe aujourd'hui à Grues un simple bureau de charité fondé en 1853, et pour l'entretien duquel la commune porte chaque année à son budget une somme d'environ 600 fr. prise sur les ressources ordinaires.

en forme de soulagement que nous serons dans le cas de faire au département.

Nous avons à répondre : Premièrement, qu'au commencement de l'année, ayant été obligés de faire nos trèshumbles représentations à cause de la non-emblaison, Monseigneur l'Intendant de Poitiers, à qui nous les avons adressées, les communiqua à l'Assemblée provinciale. Aussitôt en eûtes-vous connaissance, Messieurs, que votre charité vous porta à déléguer M. Bouquet, médecin à Luçon, qui, s'étant transporté sur les lieux, s'informa de l'énoncé de notre requête et dressa son procès-verbal le vingt-quatre avril.

Dans une de vos séances en date du seize mai, il paraît que vous nous avez mis au nombre de ceux qui ont quelques droits aux égards qu'aura sans doute l'Assemblée pour les malheureux. Nous nous contenterons de présenter, lors du département, notre requête justement appointée, et nous osons présumer que nos espérances ne seront pas frustrées.

2° Abus à réformer.

Nous ne voyons aucun abus à réformer pour le présent.

3° Edifices publics.

Quant aux édifices publics, comme presbytère, nef, etc., nous avons eu l'honneur de présenter requête à Monseigneur l'Intendant, tendant à ce que l'on prît des moyens pour reconstruire la maison curiale. La dite requête a été envoyée par le dit seigneur Intendant à l'Assemblée provinciale ; l'Assemblée provinciale l'a communiquée à l'Assemblée d'Election qui, par un effet de sa bonté continuelle, a commis M. de la Bretonnière, ingénieur en chef au département de Fontenay. Gomme il s'est transporté sur les

lieux, lui-même vous informera par son rapport de l'état pitoyable où est le dit presbytère. Nous avons cru, en conséquence, qu'il n'était pas nécessaire de procès-verbal, d'après la requête de la paroisse, aux fins d'obtenir la reconstruction du dit presbytère et d'après l'information qu'en a prise le dit sieur ingénieur.

Avons aussi la nef de notre église qui n'est pavée qu'en partie; à la moindre crue d'eau, cela forme une boue qui la rend très-malsaine, mais c'est une petite dépense (1).

4° Récolte et désastres.

Un état de la récolte de l'année ? Puissiez-vous être tous bien convaincus, Messieurs, du trouble que cause au dedans de nous une telle question. Il n'est pas facile d'y répondre sans se rappeler ses propres intérêts, et encore plus gémir sur le sort des malheureux. À commencer par le premier fermier jusqu'au dernier particulier, nul n'a le quart de ce qu'il avait confié à la terre. Au mois de septembre et octobre, ce fut un grand malheur pouj* notre marais de ne pouvoir pas travailler nos gnérets; mais c'en

(1) Lo presbytère, acheté et approprié en 1 858 , n est plus sur remplacement de l'ancien qui a été vendu. Il est en assez bon état Le logement se compose de G pièces tro3-propres et d'une quantité de servitudes, le tout attenant et jouissait d'une clôture continue. Un pré de 94 ares en dépend.

L'église est aujourd'hui pavée en totalité, mais d une façon plus ou moins parfaite, avec un mélange disgracieux de pierres et dj briques aux trois quarts usées. Cet édifice se trouve dans un état de délabrement à peu près complet. Quatre barres de fer posées en travers, à une hauteur d'environ quatre mètres, et fixées en dehors à huit poteaux, soutiennent cette masure. Elle est en projet de reconstruction depuis près de vingt ans. Le devis s'élève à 66,410 fr. 28, et un secours de 8,000 fr. doit être accordé par l'Etat, d'après décision ministérielle du 2 avril 1878.

a été un plus grand de voir perdu par les eaux ce qu'un beau temps trop passager nous fit mettre en terre ; secours que nous trouverions maintenant taut pour nous que pour nos infortunés concitoyens.

5° Indemnités.

Nous n'avons rien reçu en forme d'indemnité, soit pour le général, soit pour le particulier.

ARTICLE III

1° Chemins publics.

Aucun chemin royal ne traverse notre paroisse.

Point de chemin de ville à ville.

Les principaux sont de bourg à bourg, comme de Saint- Michel h Saint-Benoist, distance de deux lieues, Grues au milieu. Avons encore celui de l'Aiguillon à Ghasnay, distance de deux lieues, Grues au milieu. En général, les chemins sont en très-mauvais état; pour qu'on pût les mettre du nombre de ceux que l'on peut tenir en bon état avec un peu d'entretien, il faudrait d'abord donner un solide, ce qui n'est pas à cause du marais ; on n'aperçoit autre chose qu'un chemin tracé. Voyez plus bas l'utilité d'une grande route pour sortir de cette partie du marais. La largeur ordinaire est de trente pieds, à raison du besoin où l'on est de donner un libre cours aux. eaux qui les couvrent six mois de l'année.

Gomme nous l'avons dit ci-dessus, aucune grande route dans notre paroisse (1).

(1) La commune est traversée aujourd'hui par le chemin de grande communication n° 25, de Vix à Moricq, qui repose sur un fond solide et est toujours bien entretenu ; par deux chemins vicinaux ordinairos, dont l'un, partant du bourg de Grues pour aller joindre celui de Saint-

2° Corvée.

En 4787, nous avons payé la somme à laquelle était imposée notre paroisse pour la corvée. Nous ignorons, en conséquence, sur quelle partie de la grande route a été versée la somme à laquelle on nous avait imposés. Nous ignorons aussi quel a été l'adjudicataire , le lieu, le jour et les conditions de l'adjudication.

ARTICLE IV

4° Objets de récolte.

Notre récolte ordinaire est le froment et Forge en petite quantité, surtout si Ton compare les récoltes avec les travaux opiniâtres qu'exigent des terres aussi difficiles à cultiver, ce qui fait que le colon n'est pas récompensé de la moitié qu'il aurait droit d'attendre dans des terres plus commodes. Mais peut-être dira-t-on, les marais sont ordinairement bons? cela peut être dans certains endroits, mais Grues n'est pas de ce nombre. Le terrain y est absolument fangeux, et jamais particulier n'entreprit le colonage dans

Denis-du-Payré à Saint-Michol-en-1'Herm, n'est entièrement construit que depuis quatre ans; et l'autre, allant de l'Aiguillon-sur-Mer à Lairoux, traverse la commune dans toute sa longueur et est actuellement en construction. Ce dernier chemin, qui ouvrira un débouché direct sur l'Aiguillon, est réclamé depuis longtemps pour l'écoulement et l'embarquement des produits du sol.

Les autres chemins qui traversent la commune, et qui sont complètement impraticables l'hiver, sont des chemins d'exploitation vulgairement connus sous le nom de charrières. Ce sont : 1° La charrièro do Grues, à Saint-Michel-en-1'Herm ; 2° charrièro du Clos-Vieux, audit Saint-Michel; 3* charriôre du Clos- Vieux, à Grues; 4° charrièro de la Palle, à Grues; 5° charrière de Sainte-Marie, à Grues; G0 charrière du Grand-Clos- Jean, à Grues ; 7° Charrière du Braud ; ot 8° charrière des Corsonnes.

ce pays-ci, sans exposer sa fortune par la quantité de boeufs qu'il est obligé de mettre sur sa charrue. De là les pertes les plus grandes et les plus considérables, et en même temps les plus fréquentes, auxquelles ne se trouve exposé celui qui, habitant la plaine, peut se contenter de deux petits bœufs ou deux mauvais chevaux. La malheureuse expérience nous oblige à vous faire cet exposé.

Nous pourrions aussi vous exposer, comme par une suite nécessaire de ce que nous venons de dire, les grandes dépenses que nous sommes obligés de faire, tant par rapport aux domestiques multipliés desquels nous ne pouvons nous passer, que par rapport aux différents harnais et outils que demande le charruage et dont on se passe ailleurs (1).

(1) Les terres sont assez faciles à cultiver aujourd'hui : en attelant 0 bœufs à la charrue dans les terres légères et 8 dans les terrains compactes, on obtient un très-bon labour. Le sol est très-productif et n'est plus fangeux comme à la fin du siècle dernier: la division dos terres par une multitude de fossés séparant chaque héritage, a établi une sorte de drainage qui laisse peu à désirer.

Les principaux objets de récolte sont le froment, les fèves, l'orge, l'avoine et la pomme de terre.

Froment. 800 hectares sont annuellement consacrés à cette culture, et rapportent, année moyenne, 22 hectolitres à l'hectare.

Fèves. 700 h. a., rapportant 25 h. lit. à l'h. a., année commune.

Orge. GO h. a., rapportant 30 h. lit à l'h. a., année commune.

Avoine. 350 h. a., rapportant 42 h. lit. à l'h.a., année commune.

Pommes de terre. 50 h. a., rapportant 60 h. lit. à l'h. a., année commune.

Le sol est aussi très-fertile en foin et en luzerne pour la nourriture des bestiaux.

Le surplus do la consommation locale de ces divers produits, à l'exception de la pomme de terre, est livré au commerce et expédié au dehors.

Une des principales richesses de la commune est la luzerne, qui réussit très-bien, et qui, tout en donnant un produit abondant,

Voilà, Messieurs, en quoi consiste notre principale richesse, si Ton peut s'exprimer ainsi. Le moyen Je plus sûr pour faire naître l'industrie et renouveler le zèle des cultivateurs, et le seul que nous puissions connaître, serait de travailler le plus tôt possible à rendre les chemins de notre communauté un peu plus pratiquâmes. Premièrement, nous ne nous trouverions pas aussi exposés que nous le sommes à être rançonnés par les marchands Retais (1), qui sont les seuls avec qui nous puissions commercer, et qui, bien persuadés que nous n'avons d'autres moyens de donner cours à nos denrées, usent cruellement de notre détresse.

Si le chemin de la partie de notre marais communiquant avec la plaine était praticable, nous lui demanderions des secours dont nous avons besoin, surtout cette année; quelquefois aussi, pourrions-nous, réciproquement, lui en procurer. Nous ne sèmerions pas d'autre grain que celui provenant de la plaine, par l'expérience de l'intérêt que nous avons de renouveler nos semences, choses de conséquence, relativement à la beauté des grains.

Enfin, Messieurs, nous ne nous trouverions pas exposés, six ou sept mois de l'année, sans pouvoir sortir d'un misérable trou, où les choses même les plus nécessaires à la vie manquent. Et si absolument nous sommes forcés de nous les procurer, c'est au grand péril des commissionnaires ; il y a même quelque temps, un de nos concitoyens périt à nos yeux, au milieu du chemin, sans pouvoir le secourir.

possède l'avantage de reposer et renouveler le sol épuisé par la culture Cette culture, reprise huit à dix ans plus tard, retrouve un sol neuf, riche en humus et en principes nutritifs.

(1) On veut, sans nul doute, désigner par là les marchands venant de l'île de Ré et remontant le Lay jusqu'à Grues, qui est situé sur la rive gauche de cette rivière, à une faible distance de son cours ot du port de Moricq.

Le seul moyen que vous ayez donc, Messieurs, de faire naître le zèle de l'agriculture chez tous les habitants de cette contrée, serait, premièrement, de donner une issue pour communiquer avec la plaine. Pour cela, comme notre communauté a fait de grandes pertes du côté des bestiaux, il y a trois ans ; que cette année-ci elle se trouve absolument maltraitée à cause du défaut de récoltes, elle ne peut vous faire des offres, que vous seconderiez, sans doute ; elle vous fait ses très-humbles représentations, afin que vous veuillez lui accorder, pour quelques années, ce qu'elle paye relativement à la corvée, et rendre applicable sa quote-part de ce qu'elle paye, sur ses chemins, au moins sur le chemin qui conduit de Grues à un château appartenant à Madame du Guy. Cet objet peut être d'environ une demi-lieue. Pour lors nous serions dans le cas de tenir facilement les foires de Luçon, les Moutiers, Sainte- Gemme, etc.; par là même un chacun ferait plus d'élèves, soit en bêtes à cornes, soit en chevaux, pour l'espoir qu'il aurait d'en tirer un bon parti. Nous prions l'Assemblée de vouloir bien faire attention que, de toutes les questions auxquelles nous avons à répondre, celle des chemins est celle que nous regardons comme la plus importante.

Landes et marais. — Nous n'avons pas de landes. Mais il y a des marais desséchés par les fossés qui partagent chaque possession. Nous estimons qu'on ne peut guère mieux les dessécher qu'ils le sont.

Prairies et bestiaux. — Les prairies sont naturelles. Elles ne nous donnent d'autre récolte que la première herbe, le terrain étant absolument brûlant en été. Si quelquefois il se trouve un peu de regain , par l'effet de quelques pluies passagères, il est toujours la proie d'une infinité de sauterelles qui, dans moins de quinze jours ou trois semaines, ont dévasté les espérances que nous pouvions avoir.

Quant aux bestiaux qu'on y élève, nous avons eu l'honneur de vous exposer que, comme il fallait des bœufs en plus grande quantité à cause de la difficulté de l'exploitation, nous sommes obligés de faire plus d'élèves, qui sont seulement pour notre besoin, et non pour faire le commerce.

Étalons. — Il se trouve sur la paroisse quatre étalons.

2° Moutons.

Nous n'avons d'autre manière d'élever les moutons que celle de les laisser été et hiver sur nos marais, où ils sont exposés à périr par l'abondance des eaux qui nous vexent considérablement tous les hivers. Nous n'avons d'autres moyens de tirer un parti convenable de nos laines, que celui de les vendre en sortant de dessus l'animal. Respectivement au local, nous ne voyons aucun débouché pour améliorer cette branche de notre commerce.

Nous nous estimerions très-heureux, si nous pouvions les vendre un peu nettes, attendu que nous n'avons pas d'eau courante.

3° Manufactures.

Point de manufacture, et ne voyons aucun intérêt à y en établir.

4° Procès.

La communauté n'a d'autre procès qu'une petite contestation avec maître Coullon, propriétaire de Gorpentay, relative au refus qu'il a fait de payer la cote personnelle en 1786 et 1787, lequel procès est à l'Élection de Fontenay.

5° Naissances.

ANNÉES

GARÇONS

FILLES

Total. . . .

(1) Naissances, mariages et décès des dix dernières années.

nnées.

Naissances

Mariages.

Décès

Totaux

Population totale de la commune d'après le dernier recensement 1,252 habitants. Nombre de maisons : 301. Ménages : 344.

6° Frais d'Assemblées.

Jusqu'à ce jour nos Assemblées ne nous ont exposés qu'à de légères dépenses.

Elle prendra des moyens relatifs à cet objet, si dans la suite elle en exigeait de plus grandes.

Nous sommes avec respect, Messieurs, vos très-humbles et très-obéissants serviteurs.

Charles Chantreau (1), syndic de la Municipalité de Grues.

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