X PRÉFACE
mont la cause do Tînt alexandrin', a prétendu que le bas-relief historique de Rome découle de la sculpture ptolémaïque comme un fleuve de sa source. M. WickhotT'^ a protesté au nom du bas-relief romain et réclamé pour lui des droits à l'originalité ; il a cherché à montrer que, bien loin d'être un retour en arrière ou la fin d'un art ancien, la sculpture d'histoire marquait un commencement et inaugurait une tendance qui s'est perpétuée jusque dans les temps modernes 3. Disons tout de suite qu'à nos yeux le bas-relief historique de l'Empire ne mérite
Ni cet excès d'honneur, ni cette indignité,
et que la solution nous paraît être dans une conciliation des contraires. Ce n'est pas un produit indigène; il est formé d'éléments étrangers; mais il a été nationalisé, pour ainsi dire, par l'appropriation de ces éléments à une conception toute romaine, et si à l'analyse, une fois dissous, il ne révèle que des emprunts, reconstitué par la synthèse il acquiert une valeur originale et un caractère romain.
Mais peut-on se prononcer sur l'origine d'un genre, en littérature ou en art, sans avoir pris auparavant une connaissance exacte des œuvres qui le composent? Voilà comment notre étude particulière, qui vise un point
' Schreiber, die Brunnentelie/'s ans Palazzo Griniani, Leipzig, 1888.
- \V. von Hartel et Franz Wickhol!', t/ie Wiener Genesis, 18*J5, Introilnction.
3 Id., ouvr. cité, p. 3'J et GO.