‹ Le bas-relief romain à représentations historiques: étude archeologique, historique, et littéraireChapitre 2 sur 25 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

donné, capital il est vrai, se transforme par l'examen des monuments eux-mêmes en une étude plus vaste sur le bas-relief historique en général.

Ce n'est pas tout. Ce bas-relief historique représente, à lui seul, tout le bas-relief vraiment romain. Les autres variétés de reliefs ont paru à Tépoque romaine, en Italie ou dans la capitale ; elles n'en sont pas moins profondément marquées d'hellénisme ; à première vue, tous leurs caractères font qu'on les range au nombre des œuvres étrangères. C'est qu'il y a toujours à distinguer entre l'art gréco-romain, qui n'est que l'art grec dans la période romaine, et l'art romain tout court. La confusion a lieu encore fréquemment; il était bon de la dissiper pour notre objet particulier : nous avons tâché de le faire dans un premier chapitre, où nous avons éliminé tous ces faux bas-reliefs romains. Ce chapitre n'est qu'une sorte^'introduction, mais une introduction indispensable, si l'on veut remettre à sa vraie place dans l'histoire de l'art le bas-relief historique de l'Empire et en donner une idée exacte, en en donnant une idée complète. Notre étude prend donc une portée plus générale encore ; elle devient, en somme, une étude sur le bas-relief « romain » lui-même tout entier. M. Sittl remarquait, il y a trois ou quatre ans, que l'histoire n'en est pas écrite ^ Entendant ces mots « bas-relief romain » au sens que j'ai défini,

1 Karl Sittl, Arckaologie der Kunst, Munich, 1895, p. 734, dans le Handbuch der klassischen AUerihumswissenschafl d'Ivcui von Millier, t. VI.

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