TROISIEME OBSERVATION
M***, élève en pharmacie , avait contracté , il y a environ six mois, une blennorrhagie qui ayant été mal traitée était passée à l’état chronique. L’emploi du Copahu sous diverses formes, ainsi que la potion de ChoppaH , prise à la vérité avec peu d’assiduité, n’avaient que peu diminué l’écoulement ; le malade avait une répugnance telle pour toutes les préparations où il entrait du Copahu, qu’il m’a dit qu’il préférerait garder toute
sa vie son écoulement, que de reprendre une seule fois de cette substance. Ayant appris que je faisais préparer par M. Coiriol , pharmacien à la Croix- Rouge, des dragées balsamiques deCopahu, sans odeur ni saveur, il s’en procura une boîte, et, après dix jours de leur emploi, sa blennorrhagie, qui était déjà fort ancienne, avait entièrement disparu. Il continua l’usage des dragées jusqu’au vingt-cinquième jour, pour être à l’abri de récidives.