A LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
LA LUMIKHF: liLECTRIOLE
•a lampe a le feu fixe et figé des planètes ît la flamme rigide est là qui me regarde tvec un œil d'éternité... Elle n'est pas inquiète, 111e'! Nul vent ne l'effleure ou ne retarde •on âme qui me vient quand je la veux, trop vite, erviteur toujours prêt, harnaché, mécanique, lVcc son air un peu hofi'mannesque de sortir .ussi précipitamment de ce mur qu'il y rentre!.. iien pauvre ciel, en somme, que ce ciel )*appartement, ayant cette étoile pour centre, i'oute semblable à la vieille lampe habituelle )e mon enfance, oui, pareille, telle quelle,
Alors qu'elle éclairait le front doux de mes sœurs,
Et qu'on emmaillotait son étroite lueur
Avec un peu de percale crème
Ou rose ou bleue, selon qu'on aime,
Gomme on habillerait des poupées,
De petites poupées, raides, emmitouflées
Sous les fanfreluches, les chiffons, les dentelles!...
Mais, avec son chapeau plissé à grandes ailes,
Notre lampe électrique est encor plus poupée.
On la pose, on la renverse, ainsi que l'on jette
Un joujou de bois peint qui demeure extatique
Et continue de regarder les choses d'un air bête...
Seulement, du plafond, des angles, des appliques
Et de toutes les eaux du cristal, de partout,
La lumière jaillit, quand on veut, tout à coup.
Impatient qu'on est de voir un maximum
De clarté s'élancer, sourdre, éclater, bondir.
Sous la pression de nos mains brusques d'homme.
Et le feu grimpe, alors, à tout. C'est un plaisir
De le voir, bien au long des corniches s'étendre...
Cependant comme on sent, malgré tout, qu'il s'anin
A froid, et que sa flamme ne fait pas de cendre!
Par exemple, elle porte au paroxysme
La beauté ruisselante et dorée de nos femmes...
Elle a du luxe à défaut d'âme,