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Le bégaiement et son traitement, Th., Bordeaux

4. Ueber die Verhütung und Heilung der wichtigsten Sprachstôrungen, München,

prononciation est dû au caractère incoordonné des mouvements. Treitel regarde comme involontaires et spastiques les mouvements articulatoires. Grünbaum est d’avis qu’il s’agit d’une parésie fonctionnelle du centre du langage : la parole est normale quand il n’a pas d’émotion, l’effort amène des crampes musculaires volontairement. Gut^mann insiste sur les troubles respiratoires.

Tout autre est l’opinion de Liebmann 1 : le trouble de la respition est secondaire, en partie occasionné par l’émotion, en partie dû à la résistance d’une articulation défectueuse. Il y a des mouvements musculaires exagérés et volontaires, mais les contractions ont un caractère spastique. On constate, chez les bègues, l’influence de l’habitude nerveuse, et un affaiblissement du centre du langage.

Tout récemment, Scheppegrell 2 a rassemblé quelques nouveaux matériaux tendant à démontrer l’origine névropathique du bégaiement.

Enfin, Makuen>, à propos d’un de ses malades, considère le bégaiement comme une névrose congénitale, atteignant surtout les nerfs des muscles respiratoires, et non ceux du pharynx; le spasme de ces derniers est secondaire, dû à un trop plein d’énergie nerveuse dans les mécanismes respiratoire et vocal.

ÉTIOLOGIE.

Statistique. — - On ne possède guère, comme documents à ce sujet que la statistique de Chervin aîné qui, en comptant les exemptés du service militaire pour cette affection pendant une période de 19 ans, est arrivé à une moyenne de 6, 32 °/00 examinés. Il en déduit le chiffre de 1.300.000 bègues de tout âge et de tout sexe existant en France1 2 3 4. Il doit y avoir erreur, car cela

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