Chervin fils. Loc. citât
représenterait un bègue environ sur trente habitants, et cette infirmité ne paraît point si fréquente, lorsqu’on regarde autour de soi. L’utilité d’une statistique, dans chaque pays, au moyen facile des îappoits des conseils de révision, n’a pas besoin d’être démontrée.
Age. — En général, le bégaiement apparaît dans l’enfance, rarement au-dessus de dix ou douze ans ; il augmenterait à la puberte, diminuetait dans 1 âge mur et surtout dans la vieillesse, mais, en somme, persisterait toute la vie.
Sexe. De 1 avis de tous les auteurs, 1 affection est exceptionnelle chez la femme qui n en serait atteinte que dans la proportion de 5 %. Cependant John Thompson 1 affirme, sans preuves
à l’appui, que le bégaiement est plus commun chez les fillettes que chez les garçons.
Hu édité. Becquerel admet sa presence dans la moitié, Makuen dans un tiers des cas. Mygind 2 a trouvé, sur 200 bègues, 8<;, soit 42 % qui avaient des parents atteints de ce défaut. La proportion donnée par Gut%mann, sur 589 cas, est de 28, 6 °/0.
Imitation. Cette cause est indubitable, mais elle ne semble pas se rencontrer souvent.
Intelligence. Après avoir regardé les bègues comme des individus très intelligents, chez qui l’exubérance de la pensée dépassait la mobilité possible des muscles de l’articulation (Rallier, Colomba!), on en vint à les considérer comme des êtres inférieurs, sans volonté, dont 1 action cérébrale est incomplète ÇDeleau).
La vérité est que le bégaiement n’a aucune corrélation avec l’intelligence.
Emotions vives. — Très fréquemment, l’infirmité a débuté au moment même, ou à la suite d’une émotion violente.