Cité par Scheppegrell
SYMPTOMATOLOGIE.
Le bégaiement est caractérisé, soit par la répétition convulsive d’une lettre ou d’une syllabe, soitparun arrêt convulsif delà parole devant telle lettre ou telle syllabe, cet arrêt se produisant surtout au commencement d’une phrase. Il s’y joint souvent des mouvements cloniques de la face et même des membres. Les phénomènes sont, du reste, très variables : tel sujet, à qui on pose une question, reste un temps parfois très long sans émettre un son, malgré les efforts qu’il semble faire; tel autre débute par la répétition d’une lettre ou d’une syllabe; un troisième prononcera d’abord un mot ou deux correctement pour bégayer ensuite. Le ton de la voix est pénible à l’oreille, car « il ressemble à celui d’un orateur à bout d’haleine » ( Guillaume ). Il existe presque toujours une salivation abondante. Enfin, dans la grande majorité des cas, le bégaiement cesse pendant le chant. Schmal affirme que les bègues peuvent chuchoter sans hésitation. Mais Wyneken conteste cette opinion.
Le bégaiement est intermittent, et, dans certaines circonstances mal étudiées encore, il diminue ou peut même disparaître. Des malades bégayent moins à certaines heures de la journée, selon que le temps est chaud, sec, orageux, froid, humide ; devant des personnes étrangères, ils ne peuvent prononcer un mot et causent assez facilement dans leur famille. D’autres, une fois seuls et dans l’obscurité ne bégayent plus et peuvent réciter de suite des centaines de vers sans-hésitation {Pons- Simon). Il s’agit donc d’une affection protéiforme, et cela peut expliquer la multiplicité des théories émises.
Le bégaiement est un vice de prononciation. La prononciation, pour être parfaite, exige le fonctionnement normal de : i° la respiration; — 2° la phonation; — 30 l’articulation. Si l’on