‹ Le bégaiement dans la littérature médicaleChapitre 9 sur 22 · Journ. de mèd. de Bordeaux, Ier Déc · texte numérisé non relu

Journ. de mèd. de Bordeaux, Ier Déc

gauche chez un bègue; et Lichtsingèr explique le bégaiement par une prédominence du système excito-moteur sur le système cérébral.

Dans le bégaiement, on rencontre, d’après Feré 1 , des troubles de mobilité et une faiblesse de la langue, non seulement pendant l’articulation, mais aussi pendant les mouvements les plus simples : ce que démontrent les tracés pris avec un glossographe. Il est donc probable que les exercices de force et de vitesse de ces mouvements qui n’ont rien à faire en apparence avec l’articulation, doivent être capables de favoriser la précision des mouvements d’articulation 2.

Druêne 3 s’est occupé uniquement du bégaiement chez les hystériques, et, à ce point de vue, l’envisage comme une névrose.

Il s’agit, aux yeux de Chervin fils4, de troubles de coordination dans les mouvements des organes de la parole, sans aucune lésion anatomique.

Il y a, pour Colman 5 deux groupes de vices de prononciation : i° les cas spasmodiques (stuttering) ; — 2° les cas où existe nettement l’impossibilité de produire des sons particuliers ( staminé ring); et c’est à tort que, dans les ouvrages anglais, on confond les deux espèces sous un terme commun, le dernier. Quelquefois, les deux désordres sont associés. Le bégaiement est fréquent chez les épileptiques et les gens à développement mental défectueux. En général, deux causes agissent : a) une action spasmodique de certains muscles de l’articulation, b) l’imperfection du synchronisme obligatoire des mécanismes laryngé et articulatoire. Le bégaiement sur les voyelles est rare. Les émotions, l’excitation, l’alcool augmentent le défaut.

Les causes générales et locales paraissent à Wyss 6 également actives. Il parle, en effet, d’impressionnabilité nerveuse excessive, de défectuosités anatomiques des divers organes concourant à la

x. Nouvelle Iconographie de la Salpêtrière, 1890.

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