SCÈNE III
Les Mêmes, THERESE
THÉRÈSE. — Bonjour!
YVONNE. — Bonjour!
THÉREirE. — BonjOUr, VOUS.
DE CLERMONT. — Bonjour.
THÉRÈSE. — Toutes tes commissions sont faites.
Le BéiMin
YVONNE. — Merci, ma cliério.
DE CLERMONT. — Oh! niais, il me semble que vous avez engraisse!
THÉRÈSE, vtxit. — 11 vo"s semble?
Où voyez-vous cela?
DE CLEiiMONT. - Je nc puis vous expliquer exactoiuent oii je vois cela...
paioe que ça nc serait pas convenable...
mais enfin... . ,. -ir „„
THÉKÈSE. - luaiE enfin . . . \ ous ne
manquez jamais l'occasion d être desa-
^''^DrcLEEMONT. — Allons, ma chère Thérèse ne vous fâchez pas... Si ] avais pu prévoir... Je voue jure que je vous aurais dit que vous aviez maigri
THÉRÈSE. - Est-il bOt*. hem? Parfaitement... J'ai maigri... Cela vous étonne? CE CLEKMONT. — Rien ne m étonne de Votre part... Je vous crois capable de tout... même de maigrir! Sur ce, ]« me •sauve!... (long silence.) Non, non, ]e vous assure que je ne peux pas rester plus longtemps!!... (Nouveau silence.) J ai beaucoup à faire!. . Ne me retenez pas.. vous me désobligeriez!... Eh bien, c est très gentil de votre part... au moins... vous n'insistez pas... Au revoir Yvonne... et bon voyage.
YVONNE. — Merci.
DE CLEEMONT. — Au revoir Duclou.
THÉRÈSE. — Duclou? Qu'cst-ce que c'est que cette nouvelle plaisanterie?
DE CLERMONT. — C« u'est pas une plaisanterie... C'est coinnu. Duc ou eUit l'homme le plus maigre de Pans!... C est même depuis oe temps-là qu'on dit : maigre comme un... .„ THÉRÈSE. — Oui... Eh bien! en voila assez... Au revoir. . . i. .
EE cLERMONT. — Au revoir, méchante.
Il sort.
THÉBÈSE, ironique. — Cela prouve en
sa faveur. ,
YVONNE. — Cela prouve que c cet un
homme. , , .
THÉRÈSE. — En somme, tout cela est
de ma faute.
YVONNE. — Mais non.
THÉRÈSE. — Si je ne t'avais rien dit...