YVONNE, THERESE
THÉRÈSE. — J'ai engraissé!... l'imbécile i... Je suis obligée de faire rétrécir toutes mes robes!... Alors ce départ, cela tient toujours? Tu es bien décidée?
YVONNE. — Très décidée.
THÉRÈSE. — Et Didier a accepté?
YVONNE. — Il a accepté.
THÉRÈSE. — J'AI ENGRAISSÉ !... l'imbécile.
YVONNE. — C'est que tu n'aurais pas été mon amie...
THÉRÈSE. — Alors, Paul, tu ne 1 aimes plus? .
YVONNE. — Si, je l'aime encore... Je n'ai pas honte à l'avouer. „ " , .
THÉRÈSE. — Et Didier? Ton béguin?
YVONNE. — Oh! celui-la...
THÉRÈSE, en souriant. — Pourtant...
YVONNE. — Oui... mais si tu savais cDmme ça passe vite, cette chose-là!
THÉRÈSE. Et où vas-tu?
YVONNE. — Nous allons nous entendre définitivement tout à l'heure.
P^^NY. Madame, c'est INI. Nau-
det.
YVONNE. — Oh! Naudet!... Je n'ai pas envie de le voir, Naudet.
FANNY. — M. Naudet m'a dit : Si madame vous dit qu'elle u'v est pas, je rej)asserai.
THÉRÈSE. — Il !,ait que tu pars?
YVONNE. — Non.
THÉuÈSE. — Alors, reçois-le! C'est encore le meilleur, oelui-là.
YVONNE. — Faites entrer, M. Naudet... Attends, reste un ix;u pour lui dire bonjour.
THKRÎ-SE. — Mais non, je vais t'attendre dans ta chambre... Donne-lui au moins la satisfaction de rester seule avec lui.
YVONNE, en .ioupiranf. — Bon, nn va la lui donner.
Tliéièse sort par la gauche.