‹ Le BéguinChapitre 49 sur 89 · LONGECOURT. — IL DORT TOUJOURS COMME ÇA I · texte numérisé non relu

LONGECOURT. — IL DORT TOUJOURS COMME ÇA I

L'Age d'Aimer

Alors tu vois qu'entre cette femme et toi...

ANDRÉE. — En voiJà un sale rêve!

BELiENCONTRE. — Tout le monde est parti ?

LONGEcouRT. — Tout le monde eet resté au contraire.

BELLENCONTRE. — Quelle heure est-il donc?

LONGECOURT. — Trois heures trentecinq.

BELLENco^r^RE. — Où sont-ils tous?

LONGECOURT. — Chez Geneviève, on cause chiffons.

BELLENCONTRE. — Cette Geneviève est infatigable !

ANDRÉE. — On ne pend pas une crémaillère tous les jours.

LONGECOURT. — M"« Bouquet a parfaitement raison.

A.\DRÉE. — Et quand ^e pendrai la mienne...

BELLENCO.VTHE. — Tu 38 donc l'intention de déménager

ANDRÉE. — Non.

BELLENCONTRE. — Eh bien, aJors?

ANDRÉE. — Quoi ] Eh bien, alors ?

BELLENCONTRE, sounant en regardant Longecoitrt. — Rien... Viens m'embrasser.

ANDRÉE. — J'ai dit quelque chose de mal ?

BELLENCONTRE. — Mais non

ANDRÉE. — Voua avez enjcore l'air de vous moquer de moi.

BELLENCONTRE. — Mais noD.

ANDRÉE, les larmes aux yeux. ■ — Est-ce drôle, ce besoin de vouloir toujours me tourner en ridicule.

BELLENCONTRE. — Mais je fce défends de pleurer.

ANDRÉE. — Non, laissez-moi.

BELLENCONTRE. — Voyons, Andrée...

ANDRÉE. — Non, laiseez-moi. . .

Elle sort.

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