‹ Le BéguinChapitre 58 sur 89 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les MÊMES, ANNETTE

ANNETTE, à la cantonade. — Jladame...

(E)i entrant.) Madame...

GENEVIÈVE. - Quoi?.. Quoi?... Qu'estoe qu'il y a... Annette?

ANNETTE. — Madame a l'air toute bouleversée !

GENEVIÈVE — Mais non... parle...

dis... qu'est-ce qu'il y a?

ANNETTE. — II y a qu'il est quatre heures et que madme devrait pourtant songer à se coucher.

MAURICE. — C'est vrai!... cette brave Annette a raison... Aussi vais-je vous laisser vous reposer. (Il met son jfardessus, puis, très ému. en s'avançant vers Geneviève.) Au revoir.

GENEVIÈVE, de même. — Au revoir.

Mntiriie sort par le jardin, .'\nnett-e sort. Geneviève, sans bouger, suit Maurice des yeux. Puis, prenant un miroir, qui se trouve à la portée de sa main, elle se regarde longuement, tristement. « Suis-je assez jeune encore ? > semble-t-elle dire. Rlle repose le miroir et, d'un large geste, elle semble ajouter : « A I» grâce de Dieu, nous verrons bien. » Et, tandij qu'elle sort, la pendule sonne quatre heures et la toilo tombe.

Chez Maurice Gérari

Salon, cabinet de travail, hihUothiqiie. Bw la table. Jet lii:res, des journaiçc. Au lever du rideau^ Louis, vieux domestique à cheveux blaiirs, met un peu d'ordre; au bout d'un instant, Maurice entre.

iCENE PREMIERE

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