‹ Le BéguinChapitre 7 sur 89 · V-n silenre · texte numérisé non relu

V-n silenre

PAUL. — Tu sais que, aans huit jours, il y aura juste six mois...

YVONNE. — Bouge pas... Six mois quo quoi ?

PAUL. — Là, tu vois, tu ne te souviens même plus.

YVONNE. — Mais si, je me souviens!...

Regarde ta cravate maintenant ' Dieu, que tu es ennuyeux! C'est pour te faire enrager, vilaine bêt« ! Pourquoi veux-tu que je ne me rappelle pas?... Tu étais là, assis en face de moi; tu jouais au sceptique, au blasé, à l'homme fort! Tu disais •. a Oh! moi, les femmes!... » Et tes yeux exprimaient tout le contraire!... Là, tu peux te relever... Sur ce, va chercher cou pardessus, ton chapeau et ta canne. Il est inutile qu'on sache que tu es arrivé le premier. Allons, va.

PMTL. — Qui t'a envoyé ces fleurs?

YVONNE. — Naudet.

PAUL, en voiiJnnt l'embrasser — Mon Y.vonne !

Y'VONNE. — Non, non, tu vas m 'enlever toute ma poudre !

PAUL. — Qu'est-ce que cela fait ?

YVONNE. — Nous avons bien le temps...

Dépêche-toi. {Favl sort. Elle sonne. A Fanrii/ qui entre.) Qui a envoyé ces fleurs"?

FANNY. • — M. Henri Didier.

YVONNE. — C'est bien. (Paul rentre.) '\'iens avec moi. (Coup de timbre.) Dites à Jules qu'il fasse entrer ici et qu'il prépare la table de poker ! Allons, viens.

Ils sortent.

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