SCÈNE !II
Les MÊMES, MAURICE
MAUTÎ1C&, eittrant. — Mon chôi-i. je
sors.
GKNCVIÈVE. — Tu sors?
MAURICE. — Oui, mon ché», je sors Quel désordre 1
- Où vas-tu ?
Curieuse !
- Non, je ne suis pas èu-
Qu 'est-ce que tu es, alors?
-Je suis tout simplement
veut savoir où. vai son
- Oh ! alors, c'est tout dif-
— N'est-ce pas?
Tout différent! Annette,
Mkis je ne ris pas, mon-
— 0& vaa-tnr?
- Ta ne le diras à personne^ -^
— A personne.
- Annette. sortez 1 ■ Bien, monsieur.
Elle sort.
MAURICE,, WJiifr Vas.. — Je vaischez niOE
tailleur.
GENHVSIÈKB-,, Vïmitunt,.. — Ge nest pas
possible!'
UAVRicn^cUamême. — C'est comme je
te le dis.
GENEVIÈVE. — Mais tu reviendras tout
de suite? .
M.vuRiCE. — Tout de suite, ma chêne,
je te le promets.
GENEVIÈVE. — Et ce soir, tu m. emmenés dîner au cabaret?
MAURICE. — Et., ce soir, je t'emmène dîner au cabareti ! ^
GENEVIÈVE. — Et au! tlléâti-e après !
MAURICE. — Et au théâtre après. Vous n'avez plus rien <à me demander
GENEVIÈVE. Non.
MAURICE. — Alors, un baiser, vite!
GENEVIÈVE. — Oh' attends, mon amour, tu es plein de poussière.
M.vuRiCE. — Bah! ça ne fait rien...
pour aller où je vais.
GENEVIÈVE. — Pardon, on se demanderait d'où tu sors... ^ .
MAURICE. — Eh bien, je répondrais :
Je sore de clie^ ma femme tout couvert de poussière.
GENEVIÈVE, en prenant une Mrosfe.
Comme c'est gentil! Je soi-s de chez ma femme tout couvert de poussière ! l.eve les
bras, mon chéri. .
MAURICE. — Tu brosses admirablement. Dépêche-toi, mon chéru Pourquoi
souris-tu?
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GENEVIÈVE. — Je souris parce que je ger ta cravate. Bref, je te trouve beau-
»uifl contente! coup plus gentil quand nous ne sommes
MAURICE. — Contente de quoi? que tous les deux. > GENEVIÈVE. — • De tout... Tourne-toi... maueice. — Quelle idée! Je t'ai fait
Contente d'avoir passé ce dernier mois en du chagrin?
HADRICE. — Tb nnossES Ai)Tinn.\Bi.EMENT.
tête-à-tête à la campagne... contente de t'avoir eu à moi toute seule.
MAURICE. — Egoïste, va!
OENKViÈVE. — C'eet un reproche?
MAURICE. — Non.
GENEVIÈVE. — Aloni, laisse-moi arran-
CENEViÈVE. — Mais non, mon chéri, tu ne m'as pas fait du chagrin... Maie enfin, quand nous ne soinmes que tous les deux... il me semble que tu m'aimes davantage.
MAURICE. — Geneviève, vous êtes stupide !
L'Age d'Aimer
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GENEVIÈVE. — Maurice, allez-vous en ! MAumCE. — Au revoir, mon chéri !
GENEVIÈVE, — Et tu sais..
MAURICE. Quoi?
GENEVIÈVE. — Pense à moi.
MAURICE. ■ — C'est bien simple, tout le long du chemin je dirai : Gîieneviève, Geneviève, Geneviève, Genev...
Il sort.