‹ Le Béranger des écolesChapitre 3 sur 89 · VI ETUDE · texte numérisé non relu

VI ETUDE

avait pu le pousser à un crime aussi abominable. Louvel baissa la tête et répondit d'une voix sombre : " J'entendais toujours gronder là, le canon de Waterloo. » Hé bien! le croirait-on? L'horreur générale qu'inspirait le crime s'atténua pour le criminel, par cette réponse, tant elle était d'accord avec nos sentiments intimes, tant chacun de nous sentait aussi gronder là le canon de Waterloo.

Or, ce sourd et sinistre grondement n'eut jamais un plus douloureux écho que dans ces stances, si oubliées aujourd'hui : Stances sur Waterloo.

Le poète suppose que de vieux soldats lui ont dit :

Chante ce jour qu'invoquaient des perfides, Le dernier jour de gloire et de revers J'ai répondu, baissant mes yeux humides : Son nom jamais n'attristera mes vers.

Qui, dans Athène, au nom de Chéronée, Mêla jamais des sons harmonieux?

Par la fortune Athène détrônée, Maudit Philippe et douta de ses dieux ! Un jour pareil vit tomber notre empire. Vit l'étranger nous apporter des fers, Vit des Français lâchement leur sourire... Son nom jamais n'attristera mes vers.

Mais quoi, déjà des hommes d'un autre âge De ma douleur se demandent l'objet.

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