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Vous oubliez que vous n'êtes pas ici chez vous et que cette autorisation que j'étais venu vous demander, je puis l'obtenir de M. et madame Marsanne.
M. DE GIRIEU
S'ils vous la donnent, j'emmènerai l'enfant chez moi.
RAYMOND
Au risque de... [Ému.) Mettez-vous à ma place... Songez : si c'était votre fils !
M. DE (ilRIEU
Il n'est pas mon fils, et vous n'avez rien négligé pour que je ne l'oublie pas.
RAYMOND
Ce que je réclame, ce n'est pas une grâce, c'est l'exeixice de mes droits, les droits du père qui...
Ces droits, vous les avez perdus.
RAYMOND
Perdus!
M. DE GIRIEU
Ce n'est pas moi qni suis la cause de ce que vous souffrez en ce moment. C'est vous. Vous avez autrefois oublié vos devoirs d'époux et vos devoirs de père, et c'est depuis ce jour-là qu'il vous est défendu de parler de vos droits.
RAYMOND, animé.
Ces droits-là, monsieur, il n'y a pas de faute, si grave qu'elle soit, qui puisse me les enlever. Malgré vous, je reste, vous m'entendez, n'est-ce pas? je reste! Et nous verrons bien si vous aurez le pouvoir et le courage d'amener ici la police pour m'arracher du berceau où souffre mon enfant ou si vous oserez, au risque de le tuer, l'emmener, lui, par les rues froides, jusqu'à chez vous. Cela vous ne le ferez pas, je vous affirme que vous ne le ferez pas ! {Longue scène muette : La porte de la chambre du petit Julien s'entr ouvre doucement. Parait Laurence, un papier à la maèn. Les deux hommes se séparent et fixent les yeux sur elle. Elle regarde longtethps dehors puis ferme la porte avec mille précautions pour ne pas faire de bruit. Geste de grande douleur. Elle des-
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cend en scène. Elle est fort émue, mais sans larmes, sans gestes maintenant, et la figure grave... Très simplement, elle va droit à Raymond.)