‹ Le berceau des Serbes;Chapitre 24 sur 39 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'offensive bulgare et les préparatifs de la riposte alliée.

ébarrassé momentanément du souci constantinien, le général Sarrail va pouvoir continuer sa concentration à la frontière et mettre en œuvre l'offensive que réclame, en Occident, la direction supérieure des opérations. L'heure approche ou la Roumanie descendra dans la lice ; il importe d'être prêt pour la seconder ; l'offensive de Macédoine aura pour but de retenir devant elle les troupes que le Haut Commandement germano-bulgare serait tenté de déplacer pour les opposer aux Roumains. Dès le milieu de juillet l'armée serbe réorganisée et entraînée a commencé son mouvement vers le front. Elle est dirigée à la gauche de la concentration française du Vardar, vers les régions de la Moglena et de la plaine de Florina où la frontière est ouverte aux incursions de l'ennemi* Entre autres, les sorties orientale et méridionale de la plaine de Florina, par où Ton accède dans la cuvette des lacs d'Ostrovo et de Petrsko et de là, par Vodena, dans la plaine de la Moglenitsa et du Vardar, sont à peu près

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dépourvues de défenseurs. Le 2 e bis de zouaves ne saurait suffire à lui seul à la lourde tâche de les barrer.

Il faut se pénétrer delà configuration générale des lieux. Entre les contreforts occidentaux du Kaïmakchalan et la chaîne de Baba Stara Nerechka, qui longe à Test le lac Presba, la plaine de Florina constitue une large coupure. Mesurée le long de la frontière gréco-serbe, de la boucle de la Tcherna prise à son centre aux rampes des monts Baba, elle approche des 25 kilomètres. Ses deux sorties au nord-ouest du lac d'Ostrovo et au sud-ouest du lac Petrsko, sont marquées chacune par un seuil montagneux que franchit une grande route : au nord les collines de Malka Nidze où la route de Vodena-Salonique passe par le col de Gornicevo, au sud celle de la Mala Reka traversées en défilé entre Banitsa et Eksissu par la route de Monastir à Kajalar et Koziani. De cette dernière localité, celle-ci gagne Salonique par Verri$. Banitsa, à la jonction des deux lignes de collines, soit des deux seuils de sortie, est le point de bifurcation des routes qui, sur le revers oriental du chaînon de Malka Nidze, communiquent par des pistes le long du lac d'Ostrovo.

Sur la rive occidentale, au pied du chaînon, passe la voie ferrée de Salonique à Monastir, voie simple et d'un médiocre débit dont les détours et le profil tourmentés se plient aux reliefs du pays. De Salonique, sa première direction, à travers les marécages du Vardar puis de la Vistritsa, est celle de l'ouest et du sud-ouest. A Verria elle tourne au nord, remontant maintenant la Moglenitsa jusqu'à Vertekop. Vertekop sera la station d'étapes des troupes serbes et plus tard françaises de la Moglena. Là, reprise de la direction ouest et escalade des collines de Vodena, à grand renfort de courbes et de travaux d'art. Les collines surmontées, elle contourne par le nord le lac d'Ostrovo, le longeant à l'ouest comme dit cidessus, puis avant d'atteindre Eksissu, très brusque retour vers le nord ; elle s'engage alors dans le défilé de la Mala Reka, tourne une troisième fois vers l'ouest, à Banitsa, afin de gagner la gare de Florina, et enfin, dernier changement d'orientation, se dirige de cette gare vers le nord-ouest où elle trouvera son terminus à Monastir.

Tant à l'aide de ce chemin de fer que par étapes, les divisions de la Choumadia et de la Drina, — celle-là de la deuxième armée du général Stepanovitch, celle-ci de la troisième du général Yourichitch — , furent les premières de l'armée serbe à quitter le camp de Salonique. Tête de colonne^

elles couvriront la marche du gros, division de la Choumadia à droite, sur les pentes de la Moglena dont les sommets, Vetrenik, Dobropolie, Kaïmakchalan sont en la possession de l'ennemi, division de la Drina à gauche 7 sur la Ceganska Planina, au sud du Kaïrnakchalan, le dos au col de Gornicevo.

Dès son arrivée, tandis que déployée sur un vaste front d'une trentaine de kilomètres elle gravissait les gradins inférieurs de la Moglena, la division de la Choumadia se trouva aux prises avec les Bulgares. Ils descendaient des crêtes et l'attaquèrent sur presque toute la ligne, cherchant à la rejeter dans le bas-fond. Ils n'y parvinrent pas. Après un léger recul, les soldats de la division, — elle était commandée par le colonel Pavlovitch, l'ancien bras droit du voïvode Putnik pendant les campagnes de 19 14 et de 191 5, — s'accrochèrent aux derniers contreforts de la montagne, au-dessus de la plaine, et ne s'en détachèrent plus. Leur ligne s'étendit de l'est de Kowil, vers Zborsko, jusqu'au nord de Rodivo sous le Kaïrnakchalan.

Sous l'abri de cette couverture, le gros de l'armée serbe suivit le mouvement. La division du Timok, jumelle de la Choumadia dans la deuxième armée, vint l'étayer à gauche prenant à son compte, vers Rodivo, quelques kilomètres de son front et se liant par sa propre gauche aux troupes de la Drina. La division de la Morava, de la i re armée du général Michitch, appuya la droite, au pied méridional de la Dzena, comblant le vide qui régnait à Test de Zborsko entre la Choumadia et la 122 e division française. Cet ensemble de divisions serbes forma la concentration de la Moglena.

La division du Danube, de la 3 e armée, avec la division de la Drina, puis ultérieurement la division du Vardar, qui d'abord devait rejoindre celle de la Morava, sa jumelle de la i re armée, dans la montagne, furent dirigées vers la plaine de Florina. En cours d'étapes, les régiments du Danube firent un arrêt à Banitsa et mirent en état de défense, entre ce village et celui de Leskovatz, les pentes inférieures de la Mala Reka. Il pouvait être prudent de verrouiller plus solidement la porte qui ouvrait sur Eksissu. Ce travail achevé, ils reprirent leur marche pour s'installer le long du Brod, gauche poussée un peu au nord de Florina, droite liée à la division de la Drina sur le Brod supérieur. Le 2 e bis de zouaves fut relevé de sa faction.

Lorsque tous ces mouvements eurent pris fin, vers le milieu d'août, les troupes. du général Boyovitch se trouvèrent alignées, face à la frontière

serbe, sur un front de j5 kilomètres environ. Front inégalement occupé. Sur les 55 kilomètres montagneux de la droite et du centre où le risque était grand de voir l'adversaire se précipiter des sommets, quatre divisions, et le soutien d'une cinquième, la division du Vardar, étaient au garde à vous. Dans la plaine où la manœuvre permettait de gagner du temps en escomptant l'arrêt sur les seuils de sortie, la seule division du Danube couvrait un espace d'une vingtaine de kilomètres. Quant à l'offensive, les fortes .concentrations du centre allié montraient sa direction principale le long du Vardar.

L'ofdre du Grand Quartier Général, en France, était de l'entreprendre trois jours après la signature de la convention avec la Roumanie. Cette signature avait subi des retards. Finalement elle fut résolue pour le 17; l'opération débuterait en conséquence le 20. Mais le jour de la signature ce fut l'armée bulgare qui attaqua.

Elle attaqua par ses deux ailes : l'aile droite, i re armée commandée par le général Boyadjeff dans la plaine de Florina et sur la Moglena ; l'aile gauche, 4 e armée, général Jecof, en descendant le cours de la Strouma et envahissant la Macédoine orientale grecque.

Cette 4 e armée ne poussa pas à fond. Les Bulgares en voulaient au territoire grec plus qu'aux troupes alliées, et puisque la politique du roi Constantin secondait leur désir, ils n'avaient aucun motif d'être moins royalistes que le roi. Ayant pris possession du terrain, et considérant que leur entrée à Drama, à Serrés, à Cavalla, leur procurait dans cette région le but pour lequel ils faisaient la guerre, ils s'installèrent, se retranchèrent sur la rive gauche de la Strouma, face aux Anglais, et attendirent d'être attaqués.

Pendant ce temps, le secteur montagneux de la Moglena et la plaine de Florina étaient devenus les théâtres de sérieux engagements. Le général Boyadjeff avait attaqué partout. Sur la montagne, le long des rampes du Vetrenik, du Dobropolieet du Kaïmakchalan, les efforts de sa 3 e division, renouvelés pendant toute la journée du 16 août, première de l'offensive, étaient demeurés vains. Les assaillants s'étaient portés surtout vers les hauteurs de Katounatz, sous le Vetrenik, et vers celles de Pojarska, sous le Dobropolie. Au soir, ils durent avouer leur insuffisance sur ces points; la 2 e armée serbe n'avait cédé nulle part; ils n'insistèrent pas davantage. Plus que cela, les Serbes s'étant mis en devoir de contre-attaquer pendant

les jours suivants, ils remontèrent le long des pentes et pas à pas regagnèrent leurs lignes de départ.

Succès heureux pour les Alliés ; la défaite sur ces lieux eût entraîné de désastreuses conséquences; descendus au pied de la Moglena et progressant dans la vallée, les Bulgares prenaient à revers le seuil de Malka Nidze, et coupaient à la gauche serbe la route de Salonique par Vodena. La droite aurait pu ne pas tarder à se trouver en aussi défavorable posture, contrainte par le danger sur ses derrières à se replier vers le Vardar en appelant un secours. Dès sa rentrée en scène, l'armée serbe aurait retrouvé l'infortune.

Il n'en fut rien, heureusement pour elle et pour les Alliés. Contenus sur les pentes de la Moglena, les Bulgares le furent de même par les régiments de la Drina, sur celles des Monts Cegan, où leur victoire leur eût donné, au grand détriment des troupes serbes de la plaine, le passage de Gorriicevo.

Les monts Cegan, dont le sommet le plus apparent est la cote i5bo, crête en aiguille qui semble menacer le ciel et d'où Ton commande, au nord, la Malka Nidze, appartiennent au massif du Kaïmakchalan. Cette haute montagne de plus de 25oo mètres d'élévation, pilier sud-ouest de l'amphithéâtre de la Moglena comme la Dzena est le pilier nord-est, détache à mi-rampe dans la direction de la plaine de Florina deux rangées ou lignes de croupes dénudées qui s'écartent Tune de l'autre suivant un angle aigu et creusent entre elles un ravin profond où coule le Brod supérieur. La Ceganska Planina est la ligne des croupes méridionales, rive gauche du Brod ; l'autre, sur la rive droite, terminée vers la plaine par une longue arête en dos d'âne moitié roche, moitié broussaille et gazon, est le Starkov Grob. Son versant nord côtoie la boucle de la Tcherna.

Le dos d'âne était aux Bulgares de la 3 e division. De là-haut, ils dominaient les lignes serbes tracées le long du Brod et étagées sur la pente de la cote i5oo. Lorsqu'au matin du 17 août l'offensive du général Boyadjeff s'ébranla, ils descendirent vers le ruisseau. Pendant toute la journée, tantôt sur un point tantôt sur un autre, ils attaquèrent, cherchant le passage. La tâche était rude. Elle n'aboutit pas. Très tôt le combat traîna.

En revanche, dans la plaine, les fronts étirés de la division du Danube avaient dû céder devant la supériorité numérique de l'ennemi et devant son artillerie lourde. Les douze bataillons serbes en avaient le double devant eux. Ils vécurent des jours critiques.

La 8 e division bulgare s'avança sur deux colonnes. La plus forte Ion*

géant la voie ferrée; l'autre, à droite, suivant la route de Monastir à Florina. Elle donna là sur la gauche de la division du Danube, à la jonction de celle-ci et du bataillon indépendant des volontaires serbes ; jonction peu solide, telle que la laissent deviner de si larges espaces occupés par de si faibles disponibilités.

Dès le premier jour, la séparation fut opérée. Le contact entre belligérants avait été pris au nord de Florina ; le lendemain à l'aube naissante, il était reporté au sud de la ville, et le troisième jour au pied de la Mala Reka, devant cette position qu'à son arrivée au front la division du Danube avait mis en état de défense entre Banitsa et Leskovatz.

Ainsi se trouva nettement dessinée la conversion en arrière de l'aile gauche serbe. La ligne du Brod avait dû être abandonnée; elle n'était plus occupée que dans le secteur des collines, au pied de la cote i5oo, où la division de la Drina dut bientôt replier sa gauche, elle aussi, pour se conformer au mouvement général. Le front qui, le 17 au matin, regardait au nord, regardait le 20 au nord-ouest.

De ce moment, la situation devenait délicate pour les Serbes et le deviendra de plus en plus. Pas de nouvelles des volontaires de Popovitch ni du bataillon indépendant. Sans doute, continuant à vivre sur le pays, se replient-ils par un mouvement excentrique le long du lac Presba. La division du Danube, sans couverture sur son aile extérieure, ne tiendra pas longtemps dans sa nouvelle position ; elle est obligée de continuer son recul. Le 2 1 août la trouve face à l'ouest sur tout son front, droite sur les rampes de Malka Nidze en avant de Gornicevo, gauche au nord d'Eksissu, et les lacs dans le dos. Les défenseurs de la cote i5oo ont dû remonter les pentes; ils s'étagent au-dessus de Gornicevo et couronnent les escarpements.

C'est, avant de descendre dans le bassin d'Ostrovo, le dernier arrêt sur les seuils que franchissent les deux routes. Les Bulgares sont à la veille de passer. A Banitsa une attaque de nuit leur donne la position ; le gros de la division du Danube recule sur Gornicevo. Le lendemain, les pointes de la colonne bulgare d'Eksissu abreuveront leurs chevaux dans le lac, à Pateli ; les assaillants de Gornicevo s'empareront du col, et le jour suivant, 23 août, la cote i5oo entourée au nord, à l'ouest, au sud, dépassée à l'est, tombera en leur pouvoir.

Le général en chef commandant les armées alliées en Orient a convoqué ses sous-ordres. La conférence a lieu le 20 août. Sont présents le

13. LE COL DE GORNICE VO. - Ce sommet du chaînon de Malka Nidze est au sud du col de Gornicevo, dont la route passe sous la petite pyramide qu'on distingue au pied de la pente, à droite. La vue est prise face aux lignes bulgares. A gauche, au pied du versant escarpé, la partie méridionale du lac d'Ostrovo.

1 4 . GORNICEVO. — Le village est au nord de la route, au col même. A droite, les pentes conduisent à la cote 1500. Les montagnes du fond dominent le cours du Brod.

général Milne, commandant l'armée britannique ; le général Cordonnier, chef du I er groupe de divisions françaises ; le voïvode Boyovitch ; le général Dietrichqui commande la brigade russe ; le général Petitti di Roreto, dont les Italiens viennent de débarquer, mais dont le parc d'artillerie à Salonique n'a pas encore reçu ses munitions.

Le commandant en chef informe ces officiers de l'accord intervenu entre l'Entente et la Roumanie. Cet accord comporte un engagement pris par ce pays de déclarer la guerre à l'Autriche-Hongrie mais non à la Bulgarie. L'armée alliée d'Orient a pour mission d'attaquer l'armée ennemie de Macédoine le 20 août, afin de procurer toute liberté d'action à l'armée roumaine du côté bulgare.

La conception générale des opérations se résumera en une défensive vers la droite, dans le secteur de la Strouma, et un effort offensif vers la gauche où se dessine maintenant l'attaque bulgare. Aux nouvelles venues du front, à l'heure de la conférence, la division du Danube était au contact vers Banitsa et la division du Vardar se portait en soutien vers Ostrovo. Le général Boyovitch avait déjà donné des ordres préliminaires de contreattaque à ses quatre autres divisions.

Le général Sarrail expose que l'offensive projetée le long du Vardar sera reportée sur le front de la concentration serbe et vers la coupure de la plaine de Florina. Les unités du Vardar, diminuées des forces qui vont être acheminées vers les Serbes afin de renforcer leur attaque, constitueront la droite de la bataille offensive ; le centre sera dans la région nord du lac d'Ostrovo ; la gauche, formée des renforts, est prévue à l'ouest du lac. Une extrême gauche qui pourra retenir les forces autrichiennes d'Albanie va être constituée par un corps italien dont le Grand Quartier Général annonce le débarquement à Vallona. On peut espérer que la présence de ce corps aura pour effet d'atténuer quelque peu l'action dirigée par les Bulgares contre les Serbes. Entre lui et ces derniers, on demandera à Essad Pacha qui doit débarquer à Salonique avec un millier d'Albanais de faire la liaison. Les volontaires de Popovitch et le bataillon indépendant opéreront également sur le flanc serbe.

L'action principale sera poursuivie au centre sur le front du voïvode Boyovitch. Elle sera soutenue, à droite, dans la région du Vardar, par des attaques destinées à retenir l'ennemi, et à gauche par le soutien qui lui est envoyé.

Au mois de novembre, à l'heure des derniers combats autour de Monastir, deux régiments coloniaux envoyés par la France et débarqués à Salonique, arriveront encore en renforts. En fait, l'intervention de ce soutien, prévu d'abord d'une brigade 1 que renforcerait ultérieurement une division, se transforma sous la pression des événements en une opération de plus grande ampleur. Le groupement de gauche finit par être concentré dans la région de Verria et par comprendre les 1 56 e et 57 e divisions françaises, le 2 e bis de zouaves 2 , la brigade russe, la division de cavalerie serbe à pied, de l'artillerie lourde et d'autres fractions de troupes de moindre importance. Le général Cordonnier en prit le commandement. Il agira par le sud du lac d'Ostrovo et la Mala Reka, manœuvrant la droite des Bulgares, pendant que les Serbes agiront par le Malka Nidze et chercheront à rompre le centre sur la route de Gornicevo. Le groupement du général Cordonnier deviendra le noyau de l'armée française d'Orient (A. F. O.)

Toute cette offensive sera protégée à l'est, dans le secteur de la Strouma, du côté de la 4 e armée bulgare, par les forces du général Milne, dont partie relèvera en outre sur le Vardar les divisions du général Cordonnier envoyées à Verria.

A l'extrême droite, à Stavros, vers l'embouchure de la Strouma se trouve la 80 e brigade d'infanterie anglaise (27 e division). En amont du lac Tahynos, le long de la rivière et jusqu'au pont d'Orljack, une brigade de cavalerie anglaise et le détachement français du colonel Descoin. A sa gauche, plus en amont, la 28 e division. Derrière cette première ligne, sur la route de Sérès à Salonique, la 10 e division et la 81 e brigade (27 e division) sont échelonnées en profondeur. L'ensemble de ces troupes est sous les ordres du général Bright.

Restent les 22 e et 26 e divisions. Ce sont elles qui, avec la 35 e division italienne remplaceront dans la concentration du nord les unités françaises affectées au groupement du général Cordonnier.

1 Brigade du colonel Fillonneau, 1er R, M. A., iy5 me , un groupe de j5 et un groupe de 65.

2 Ce régiment a beaucoup circulé. On a vu qu'il avait été relevé à Florina par la division du Danube. De là, il fut envoyé sur la Strouma aux ordres du général Frotié. Il traverse donc une seconde fois la Macédoine dans toute sa longueur pour revenir de l'extrême est à l'extrême ouest. L'insuffisance de la réserve à la disposition du commandant en chef dut être compensée par le maximum de mobilité compatible avec les moyens de communications limités de la contrée.

l'offensive bulgare et les préparatifs de la riposte alliée

En résumé, lorsqu'au fur et à mesure des événements et des déplacements le dispositif général sera fixé, — il ne le sera complètement que le 1 1 septembre, — la répartition des contingents sera la suivante :

aile droite, sur la Strouma, secteur britannique ;

centre droit, de la dépression de Butkova aux contreforts de la Dzena, s.ecteur anglo-italo-français ;

centre gauche, des hauteurs de Zborsko au lac d'Ostrovo, secteur serbe ;

au sud du lac et jusque vers Kastoria, secteur franco-russe.

15. LE KAIMAKCHALAN. — En suivant la pente à gauche, on descend vers la Planina (cote 1 500). Derrière l'arête de gauche, le Starkov Grob ; derrière celle de droite, le Nidze Floka.

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