‹ Le berger roiChapitre 8 sur 18 · I IK · texte numérisé non relu

I IK

(|iii ;i coinliallii de sa pi'i sonne . \in^l MMiw'-es (liiiiml . (inîis les laji^'s de l.i j)rf'mi«''fe 'msuiifrlion. f/âge a jiaralvsé la viiijiieiir du hias (In soldai . mais , de sa parole |)nissanfe . If* pic^tie n'cliaulTe. allise dans les cœurs le \'e\\ sacré du patiiolismfv

Un moment, il considère la lonle éplorér piosfernée à ses pieds, et plus loin, dehors, la foule guerrièie, l'espoir de la Servie! T)e la longue croix de bois ((u'il tient de la n>ain droite , il Trappe un coup à terre. Tous les veux s'élèvent vers lui : il va parler.

A ces [)anvres âmes désolées, (pii piienl eh pleurent en silence devant IJieu , il dit : 0"^ la vie des femmes est un sacrifice perpétuel aux affections de la lannlle . aux nécessités des temps, aux exit^ences fies intérêts de tous! Qu'aux jours des glorieuses épreuves, elles doiveîit se montrei- fortes et courasieusek

jusqu'à i'li('i'oisine , cl proiixei' (iiTclU-'s sont les (lignes lilles de la patrie .'

I*uis il descend les marches de l'anlel , haverse l'église, s'arrête sur le seuil; d'un mouvement passionné , il saisit de ses deux mains la croix qu'il élève au-dessus de la foule qu'il bénit , el avec une inexprimable exaltalion , il s'écrie :

« A vous , les descendants des liéros '. à vous, lespréférésdeDieu, est réservée la gloire d'acbeveî- l'ccuvre de vos pères : les lionmies

passent, la patiie est immortelle! Heu-

leux! mille fois heureux! ceux qui meurent en combattant ses ennemis, leuis noms reviNcnt éternellement glorifiés sur la terre !

« Parlez, martyrs de la liberté! ceux qui manqueront à l'heure du retour..., nous les retrouverons là-liaut, dans le ciel , où n'entreront jamais les Turcs maudits... Allez, nobles

fils (Iti raiiliquf St rvic , iiiarclic/ aNcc coiifinnce contre le GroissaiU, parloul il sera liiirnilié... Le Christ combat avec vous, partout vous serez victorieux, partout vous serez invincibles ! ! ! >'

Le lieu, l'actualité, le ton, Taii- inspiré du piélre , tout donne à cette scène un aspect fantastique, fait pénétrer dans les âmes le courage du sacrifice, la résignation à cette grande immolation nationale!

Quelques heures après , le soleil levant éclaira raffreuse solitude de la ville abandonnée .

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