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: mies survenant en mer, à bord des bateaux d’ immigralion
les Ébeitieurs brésiliens n’ont pas été aussi frappés que
plus graves de béribéri, que les médecins de la marine ont
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. Ces cas ont été aussi à comme | l'attestent fu FC 2 AR TIRE Cter, Rogers, et nos collègues de la marine, “dans les épidé- RTE
« l’Indien », le « Jacques- Cœur ». C'est ce qni fait que
nous de cette forme terrible, le béribéri affectant dans ces RE
régions surtout la forme paralytique. « Ce qu'ul y a de sin- IS SENS
gulier, dit Leroy de Méricourt, c’est que les épidémies les Poe | | 5
eu à traiter, ont presque toujours offert la prédominance des accidents hydropiques ; aucun de nos confrères n’a été conduit à admettre plusieurs formes, bien qu’ils aient noté, dans les autopsies, la fréquence des lésions de la moelle, | et pendant la vie des troubles nerveux de la sensibilité et ES de la motilité. » | : 0
A propos de l’œdème nous devons attirer l'attention sur un point qui n’a pas étè signalé Jusqu'à présent par les médecins. Il a trait à la gravité exceptionnelle, toute particulière que présente le béribèrt, quand l'œdème commence par la face, à Pexclusion des autres régions. Ce sont les cas les plus foudroyants, et ils le sont toujours, à tel point que nous étions fixé sur le sort de notre malade, quand pareil fait se présentait à notre examen.
Il va sans dire qu’il s’agit ici, surtout de la forme aiguë, où l’œdème n'existe pas senl, el où la cyanose et les phénomènes asphyxiques donnent au malade cet aspect étrange
des angoissants; Car, ne sera pas foudroyant le cas dan
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individu qui, surtout en dehors d’une épidémie, se présente à la visite avec un œdème facial plus ou moins insignifiant, toujours d’ailleurs accompagné, dans ce cas, d’un léger œdème aux malléoles, et avec les autres symptômes plus mitigés encore de douleur et de parésie dans les jambes. Ici, sans nul doute, nous aurons affaire à un cas chronique. |
Il importait bien d'établir ce fait, afin qu’on ne soit pas tenté de donner à notre asserlion, qui n’est que l’énoncé exact el frappant des faits, une interprétation qu’elle ne comporte pas et dont, par conséquent. nous ne saurions endosser la responsabilité.
En terminant cette revue détaillée de l’œdème, nous avons été heureux d’insister snr ce point et d’avoir signalé à l’attention des observateurs, dans celle forme déjà si maligne du béribéri aigu, la gravité encore exceptionnelle de ces cas particuliers, où l’œdème, accompagné d'accidents asphyxiques (nous le répétons à dessein), commence par la face. s
Car, d'habitude, voilà comment 1l débute. Ce qui le caractérise et le distingue de l’œdéme de la forme hydropique chronique, c'est la soudainelé de son invasion, sa généralisation rapide, et le peu de temps qui sépare son appariuon préalable à la jambe de l’époque où il apparaît dans les autres endroits. Ce n’est pas comme dans la forme hydropique chronique, où il reste longtemps localisé aux malléoles, où l’on conslate d’ailleurs les premières traces, les traces précoces, alors même qu’il serait bien permis de douter de l’existence da phou-thoum, les autressymptômes ne s'étant pas encore montrés. Le D' Philippe nous rap-
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Quoi qu’il en soit, dans le cas qui nous occupe actuellement (cas foudroyant), l’œdème ne reste pas longtemps = localisé aux membres inférieurs. Il n’a pas aussilôt paru dans ces régions, qu'il se propage à la cuisse, aux aines, à l'abdomen, aux lombes, au siernum, au cou et à la face. Le malade, en ce moment, a l’aspect d’un véritable magot chinois, c’est le cas de le dire. Mais nous devons néanmoins ajouter que cet œdème, avec le peu de temps qu'il met à se former, n’envahit pas fatalement toutes ces régions, comme cela arrive dans le béribéri hydropique chronique, et le malade est sidéré avant que linfiliration ait atteint ces proportions et ait envahi toutes ces régions. C’est qu'ici, le malade est véritablement sidéré, à la façon des - poisons sepliques.
C’est surtout dans le béribéri bydropique aigu que l'œdème preud ces caractères signalés par tous les auteurs : il est dur, élastique, réagit sous la pression du doigt qui laisse peu son empreinte, où dont les traces s’cffacent rapidement. Les tissus n'ayant pas le temps d’être macérés, ont conservé encore l’élasticitè propre à chacun d'eux.
Dans ces cas aigus, les épanchements viscéraux, quand
indications que nous
ue il y en à (car souvent il n’y a pas la moindre trace), n’ont pas pris de grandes proportions. « La dyspnée du début (forme hydropique aiquë), tient principalement à l’altération du sang et à la dépression des fonctions nerveuses. Plus tard, elle est sous la dépendance de l’ædème des poumons et des épanchements séreux qui se forment duns les plèvres et le péricarde, augmentée d'ailleurs qu'elle est par la position horizontale » (Fonssagrives et Leroy de Méricourt). C’est qu’à celte époque, celte noyade a souvent pour siège exclusif le tissu cellulaire sous-cutané et intermusculaire.
Appareil circulatoire. — Dans le béribéri hydropique aigu, le pouls, d’abord lent et plein, devient petit, irrégu-
lier. [ serait ondulant, fluttering (Morehead), Aux troubles”
vaso-moteurs, se rattache un phénomène que nous avons observé, non seulement dans lhydropique aigu, mais encore à la période terminale du Phou-thoum hydropique chronique, au milieu des symptômes asphyxiques et cyaniques. C’est la dilatation paralytique de l'aorte ventrale et des pulsalions violentes de l'abdomen, violentes au point de soulever la tête de l'explorateur. On aurait dit qu'il y avait deux cœurs, l’un thoracique et l’autre abdominal, dont les mouvements désordonnés masquaient même ceux du cœur normal. Ghez un sujet chez lequel ce phénomène était très apparent, l’autopsie nous montra, il est vrai, une forte saillie du promontoire, dont la disposition pouvait, dans une certaine mesure, donner l'explication de ce phénomène bizarre.
Dans quelques-uns des cas que nous venons de signa. ler, les battements du cœur, quoique précipités, étaient
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