‹ Le Béribéri à Poulo-CondoreChapitre 13 sur 27 · NES · texte numérisé non relu

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LU 2 Les brüits d

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entendu derrière le sternum un bruit de souffle systolique

doux; mais dans le plus grand nombre d’entr'eux, à une

Pa avancée de la maladie, à la place de ce souffle,

j'ai entendu un bruit triple composé du premier temps et . du second redoublé, ou vice versa ». C’est le bruit de galop du professeur Potain, et qui peut. s'expliquer par une

différence de pression aux orifices aorlique et pulmonaire. Un bruit de souffle doux s’observe encore quelquebois daus les carolides et les artères crurales.

Cette forme est essentiellement apyrétique ; bien que le malade éprouve quelquefois une sensation de chaleur inté-

rieure, surtout à la région épigastrique, le thermomètre ne

marque jamais plus de 37°,5

Troubles de la Lt — L’invasion subite d’une dyspnée si intense se rattache à un trouble du grand sympathique ou du pneumogastrique, comme le pense d’ailleurs le D' Cosme de La Pereira. Ce médecin admet en effet que le phénomène caractéristique du béribéri consiste en un trouble da grand sympathique, perturbation produite par la pénétration dans l’économie d’un principe délétère.

Appareil urinaire. — Pareille explication pourrait se donner aussi des désordres Ge l'appareil urinaire, qu’on pourrait attribuer à un trouble fonctionnel du petit splanchuique qui serait lui-même conseutif, d'après Scheube,

e at ps n étant HE hi . . e RD | sont pasrares, danses formes aiguës et chroniques du phouthoum, « Dans quelques cas, dit le D° Silva Lima, j'ai

RU dns à l’altération de ce nerf. Quoi qu’il en soit, les urines sont supprimées dans la forme hydropique aiguë, rares dans Phydropique chronique, vù elles sont de plus foncées en couleur et sédimeuteuses. Pas d’albumine. | |

Troubles sensoriels. — Nous n’avons pas constalé dans cette forme des troubles de la vue ; la raucité de la voix à existé chez quelques malades; quelques uns ont présenté aussi de l’anesthéste plantaire.

En même temps que la sensation de fourmillement, éprouvée par le malade, la pression assez forte exercée sur les muscles du mollet détermine une vive douleur, surtout au niveau du triceps sural de Meckel.

Comme (ans la forme chronique, un certain degré d’hyperestésie cntanée eu certains points du membre inférieur à été signalé par certains auteurs.

La peau est froide et rugueuse ; les sueurs sont complèlement supprimées.

L’inappétence et la constipation précédant souvent de quelques jours la forme aiguë ne sont pas rares. La mort a lieu par asphyxie, l'intelligence restant intacte.

Forme hydropique chronique. — Voici comment débute cette forme hydropique chronique, de beaucoup la plus commune, surtout en dehors des épidémies. Son début n’est Jamais soudain, et c’est à son propos qu’on pourrait appliquer les phénomènes prodromiques décrits par les auteurs et qui quelquefois précèdent de quelques années, je ne dirai pas l’invasion du mal, car ces symptômes constituent ausst la période d’invasion dont il serait difficile de les séparer.

Les individus commencent à éprouver de l’inappétence,

pas de croire. äune ent du tissu Dante ; sous l'influence de la maladie, ‘comme Oudénhoven qui à | décrit, dans le béribéri, une forme polysarcique. Tout ce que nous pouvons affirmer, € est qu'il n’y à pas d’amai- grissement, malgré l'inappétence et la lenteur de l'assimi=

lation. Un mois, deux mois après el souvent bien avant

celte période, apparait de la faiblesse dans les membres

inférieurs, qui jointe à la lassitude générale rend la locomolion pénible au malade. Bientôt surviennent les fourmillements dans les jambes qui, d'abord périodiques, se rapprochent de plus en plus. Enfiu, l’œdème survient quelques jours après, d’abord appréciable aux malléoles, et dès lors, la maladie est constituée on à la « ériade » béribérique : < mur mét, nie cai chon, sung cüi chôn. » Nous voilà arrivé à la période d'état ; le pouls qui était jusqu’à présent assez développé devient petit, irrégulier, misérable. Le malade éprouve une sensation de consiriction épigastrique. L'œdème se propage en devenant plus considérable: des malléoles, il gagne la cuisse, le scrolum, Pabdomen et le sternum, et apparait en dernier lieu à la face, à la main. C’est surtout dans celte forme que l'infiltation prend des proportions considérables : « le scrotum énorme égale la tête d’un nouveau-né, le prépuce est con-

tourné en spirale et géne la miction des urines » (Guy). La face antérieure de l'abdomen présente des bourrelets transversaux séparés par des sillons parallèles. La région lombaire n’est pas exempte d'infiltration. Le cou est énorme, ainsi que les joues qui proéminent fortement. L’infiltration des paupières est tellement considérable que François a vu un cas où le malade qui pouvail encore se traîner, était obligé pour se diriger d’entr'onvrir les paupières avec les doigts, dégageant ainsi le globe oculaire complètement masqué. Cet œdème, dur, élastique, dans les cas aigus est ici mou. Le doigt y laisse facilement son empreinte. Les plaies, quand elles existent, sont pâles, atoniques et n'ont aucune lendance à la guérison ; bien plus, elles se compliquent facilement de phagédénisme. Les sueurs sont supprimées depuis le début de la maladie; et la circulation cutanée étant depuis longtemps compromise par la noyade cellulaire, lorsqu'on passe la main sur le malade, on sent la peau froide et sèche à la fois (peau de batracien). L’œdème est déjà aussi accentué, tandis que les phénomènes sensitivo-moleurs sont encore peu intenses. Le malade peut alors marcher quoique difficilement, car les muscles sont toujours plus ou moins paralysés, surtout les extenseurs, en même temps qu'il y à de l’anesthésie plantaire. Le malade marche, les jambes écartées, el un peu sur le bord externe du pied, la face plantaire regardant légèrement en dedans, et en glissant en quelque sorte la jambe sur le sol. La locomotion étant du reste, suivie rapidement d’anhélation et de fatigue, il ne tarde pas à s’affaisser sur ses talons, pour prendre la position favorite aux Indo-Chinois : « als sont accroupis, la tête enfouie entre les genoux,

perd dants en avant, aitu de re (EE ÿ We; "fe ASE ss: mr à À 1 He vo ë + ETES es Troubles nes estifs.… CE L'inappétence. est la. ‘règle. La

| … langue reste bonne, à moins cependant que celle inappé= Re HRONE tence ne soit accompagnée d’un léger élat gastrique, ét A TRES bte de fièvre. Aitken a “exceptionnellement observé le ; PER SOC

re éribé

péribéri fébrile. mais la fièvre était-elle béribérique ou de lustre La constipation est épiniâtre, interrompue à «diffé- RACENT er nr intervalles par des débâcles à la suite desquelles A TA voit l’œdéme diminuer temporairement pour reparaitre en- RE suite quand les selles redeviennent DATES TER MEANS re TRE ÎLest à remarquer que la position horizontale, qui est | l'unique position de la majorilé des malades, est abandonnée par d’autres pour la position assise qui leur procure un cerlain soulagement. Ce fait n'avait pas échappé à Ge- "4 bel, médecin neerlandais qui, toutes les fois qu'il forçait : | ESS ses malades à se coucher voyait que la respiration s’enlra- | Dr LS vait ; le thorax se dilatait moins alors, et la dyspnée aug- ra 0 mentait jusqu’à ce que les malades eussent repris la position assise qu'ils avaient d’abord contractée. De plus, ce médecin avait constaté que, si cetle position horizontale rendait la respiration plus difficile, elle n'avait pas pourtant une influence désavantageuse sur les troubles sensitivo-moteurs des membres inférieurs, qui devenaient moins accentués. I attribuail ce fait à la paralysie déterminée par Phydro-rachis et le déplacement du liquide suivant le décubitus.

M. le D° Gayet ayant remarqué qu’à Poulo-Condore, *

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