‹ Le Béribéri à Poulo-CondoreChapitre 19 sur 27 · TE · texte numérisé non relu

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Topos d\ ane épidé mie qu'il observa

et qui, d'après sa description: men nn 7 ‘à

nom qu'il veut bien lui donner. FIRE MERE sk LAS

© Puis, bien longtemps après, à à propos. d'un malade qu’ “il avait L Hnélins service et qui lui venait dé Rio-de- Ja- | neiro où il avait habité longtemps, Duchenne de Boulogne, o. Je diagnostic : paralysie spinale aiguë. Cependant, cet homme n’était pas béribérique , car il n'avait d’atteint que les membres supérieurs, cé qui ne se voit jamais dans le béribéri, où le mal débute constamment par les jambes.

En 1878, dans une clinique intéressante faite à à l’hôpital de la Charité, à propos d’un malade de son service, et qui lui venait de Para, M. le professeur Laboulbène conclut également à une féphro-myélite aiquë parenchymateuse. La description qu’en donne M. Laboulbène ressemble en effet assez à un cas de béribéri paralytique, car l'œdème exclusif des paupières signalé pendant le cours de la ma ladie était conséculif à une éruption de zona qui avait envahi la face el ne peut, en aucune facon, nous faire PASS à un cas de béribéri hydropique chronique.

Cependant, dans le béribért paralytique, on ne voit pas généralement cette contraclure si prononcée des muscles du mollet, contracture qui avait déterminé chez son malade cet équinisme si accentué.

Grâce à l’emploi des toniques, des bains sulfureux et de l'électricité, M. le professeur Laboulbène réussit à sauver son malade qui était en pleine convalescence au moment où il quitta son service.

Quoi qu’il en soit, ce ne serait guère qu'avec la myélite

dorso-lombaire qu’on pourrait confondre, à la rigueur, le bé-

ribéri paralytique. Cependant, outre que la myélite dorso-

lombaire n’est ni précédée, ni accompagnée de ce sentiment de faiblesse générale et de l’anhélation, si spèciaux au béribéri, l'invasion rapide de la paraplégie qui en deux jours est complète dans la myélite, jointe à la paralysie sphinctérienne vésicale et anale font que l’habitude extérieure de ces deux maladies ne se ressemble guère.

Quant aux lésions, l’hydro-rachis et l’hydro-myélie ont été les seules observées constamment dans le béribéri.

Scorbut. — Cette maladie se voit surtout en mer, pendent les longues traversées, chez les équipages fatiguës, ou

à terre au milieu d'individus subissant l'influence prolongée.

d’un ensemble de conditions hygiéniques défectueuses. Tout ce qui vient porter atteinte à la nutrition et à la réparation des forces peut être considéré comme causes prédisposantes de la maladie. Le béribéri, pour se développer, se joue de ces conditions. Il surprend les sujets dans un état de santé florissan!, et on peut dire même que sa gravité dépend du degré de brusquerie de son invasion. Ce n’est donc pas comme le scorbut, une maladie de misère. « Les individus les plus atteints sont ceux de la classe élevée, et non ceux de la classe inférieure qui luttent le plus avec la misère, qui s’alimentent mal ou insuffisamment » (médecins brésiliens).

Au reste, la symptomatologie de ces deux affections n’est pas la même : s’il y a dans le scorbut et dans le béribéri, la faiblesse générale, les fourmillements des jambes, et la cyanose, on ne rencontre pas dans le phou-thoum des taches livides sur la peau, les ecchymoses sous-cutanées,

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Der se ire par les diverses vo voies, a du ns. L s dire ents RL ER à US 7e | ganes. Her Lau ü HOT di # 5 RS SA de PER Rhumatisme. — Cité auteurs bat Je béri- Es er Epé comme la conséquence du rhumatisme (Dammam) ; a Rime: et Racle, | partageant ces idées, le définit même : une para Mn dos. 23 ne rhumatismale. AUTET PR ae 64 Mais d'est surtont, à l’aube de l'histoire du béribéri, AIS 1"; 1 AE ENARESSS OO que le béribéri atrophique n'avait pas encore pris corps POLAR RACE dans le blastème de la pathologie que la confusion Ji PRE : Fais | fréquente, surtout avec le rhumatisme; c’est à tel point | ne. PAR qu’on s’est demandé pendant longtemps, si les cas décrits : 108 Sous le nom de « barbiers », n’étaienf pas des cas de rhu- jé SET matisme chronique, Re peut-être par des influences Re Ts climatériques et telluriques. ie | Comme dans le béribéri, on y voit en effet : les dou- ne leurs musculaires, la paralysie et l’œdème. Mais, la faiblesse qu’on constate dans le rhumatisme, n’est pas aussi É prononcée que celle du phou-thoum. L'œædème qui ne sur- | 5e vient généralement que dans les cas de rhumatisme chronique est partiel et lent dans son apparition. Lorsque. + par hasard, il survient subitement, il est limité à un département artériel, et il disparaît, du reste avec la même rapi- s dité que celle qui a présidé à son invasion. Si, dans le rhumatisme, on a des engourdissements, des fourmillements dans les membres, et même des douleurs névralgiques spontanées, ces douleurs qui peuvent se faire sentir F aussi bien dans les membres supérieurs que dans les au- ; | tres (ce qui ne se voit jamais dans le béribéri, où les dou- L: leurs débutent exclusivement par les membres inférieurs),

Per" na

on n’y voit pas la constriction béribérique, et celle dyspnée intense pouvant amener l’asphyxie.

De plus, le rhumatisme présente des sueurs profuses, tandis que la suppression de la transpiration culanée se montre dans le mal de Con-Non.

Atrophie musculaire progressive. — Celte maladie n’est jamais épidémique, la paralysie n’est pas subite ; elle commence d’ailleurs par l’éminence thénar (main de singe), et envahit ensuite les muscles interosseux et lombricaux (main en griffe). L’œdème ne survient qu’à la longue et au piveau des muscles paralysés.

Le béribéri paralytique, seule forme qui se rapproche quelque pea de l’atrophie musculaire progressive, débute au contraire toujours par les membres inférieurs. Ce ne sont pas d’ailleurs les seuls points par lesquels ces deux maladies différent ; aussi, dans l’atrophie musculaire progressive, l’asphyxie n’a lieu qu’à une époque très reculée du début du mal, lorsque les muscles respiratoires commencent à être envahis à leur tour ; tandis que, dans le béribért, la dyspnée et la constriction sternale peuvent se montrer assez rapidement et peu de temps après l'invasion du mal.

® Voilà les principales maladies qui ont le plus d’analogie avec le béribéri. Ce serait allonger inutilement le sujet que de vouloir différencier le béribéri, de la érichinose, l’'acrodynie, lataxie locomotrice, les épidémies de Dergue (girafla, zamparina, fièvre polka). Nous devons cependant dire quelques mots du mal de cœur des nègres, da myxcædème et du latyrisme.

Mal de cœur des nègres. — M. Lerov de Méricourt

Foi . 7: Diet. ce des sciences | med. ‘établissant F Fe

gnoslic différentiel du béribéri et du mal de. cœur des

nègres, dit : « Les suffusions séreuses du mal de cœur des À

« nègres sont précèdées par des troubles digestifs et une « perversion de l'appétit qui ne se présente pas dans le « béribéri. » Ces signes, s’ils etaient les seuls, seraient, d’après nous, insuffisants pour différencier cette alatée, du béribéri, car, comme le font foi d’ailleurs certaines de nos observations qu’on trouvera à la fin de cet ouvrage, ainsi que celles des différents auteurs, le béribéri commence quelquefois par des aie gastriques avec : mouvement fébrile.

Ce n’est pas cependant que les moyens nous nn pour différencier le mal de cœur du béribéri: mais c’est dans le mode d’invasion de l’œdème que nous trouvons les différences accentuées. En effet, le mal de cœur des nègres n’est que la chloro-anémie, accompagnée, d’une façon conslante, par lPankylostome duodénal, dont la prolifération considérable, venant donner le coup de fouet à la maladie sur laquelle se trouve greffé ce parasite, en précipite

Ja marche (Dr Orgeas).

Ici donc, l’œdème n’envahit pas brusquement le tissu cellulaire, comme dans le béribéri ; 1l s’établit à la longue, et le malade meurt toujours en cachexie. Au reste, dans le mal de cœur des nègres, les douleurs dans les membres inférieurs, si tant est qu’elles existent, sont loin d’avoir la constance qui les caractérise dans le béribéri, où elles existent toujours, quelle que soit la forme de cette dernière maladie, où dans la forme paralytique, les troubles sensitivomoteurs dominent la scène pathologique.

4 - N - « ACT AA) n RUE:

== Né —" | Myxædème. — Dans le myxœdème, l’œdème est dur, résistant, dû à l’'infiltration du tissu cellulaire sous-cutané

par une substance spéciale, sémi-liquide, mucoïde, de con-

sistance gélatineuse. La face est élargie, le front bossué, les paupières tuméfiées, le nez épais, aplati, les lèvres saillantes, les membres, le tronc, sont complètement déformés, la taille est eflacée, le ventre élargi, tombant en poire, comme celui des poussahs. La face a une teinte pâle, l’aspect cireux, porcelanigue, qui contraste habituellement avec des taches d’un rose vif, plaquées, occupant les pommettes. La peau est sèche, écailleuse ; elle est le siège, par places, d’une desquamation furfuracée, quelquefois lamelleuse, écailleuse, et donne à la main qui la touche la sensalon d’une peau de requin. M. Fournier, dans le cas qu'il a rapporté, dit que l’altération pathologique du tégument externe offre presque de l'aspect avec de l’icthyose.

Souvent, les poils et les cheveux tombent, et le cuir chevelu est recouvert d’écailles épidermiques, épaisses, brupâtres. Les gencives sont tuméfiées, saignantes, les dents se déchaussent et tombent ; le voile du palais est également tuméfié, la langue épaissie, d’où l’embarras de la parole déterminé par celle macro-glossie ; il y à aussi, œdème du larynx, d’où raucité particulière.

Ce tableau est loin de ressembler à celui du béribèri. L’œdème, tout en étant élastique dans l’hydropique aigu, est rénitent ; la peau revient sur elle-même, mais ne résiste pas à la pression, Les yeux ne sont pas chassieux, pleureurs, et l’œdème n’est pas déformant ; pas de taches plaquées des pommeltes ; pas d’ulcérations gingivales accompagnées de chute de dents ; pas de desquamation épithé-

n la sensibilité mére serait intacte ; . n'esisterail pas d a- | nésthésie ni d’hypéresthésie. RTE dre UE prie

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Pour M. Fournier, dans le myxæ lème, il ya lieu de re-

connaître, d'une part, une altération" da tissu cellulaire, provoquant l’apparition d’un œdème de nature spéciale ;

et de l’autre, des lésions culanées s’étendant aux parlies

essentielles de la peau, comme à ses organes accessoires.

Pour lui, le myxœdème a pour cause pathogénique une altération siégeant dans les nerts, les centres ganglionnaires et médullaires ch: argés de présider à la nutrition de la peau, du tissu cellulaire, des glandes, des muqueuses el des muscles. En un mot, le myxædème est une névrose trophique, une tropho-névrose.

Lathyrisme. — C’est une intoxication consécutive à l'alimentation par les gesses, ayant comme cause occasion nelle l’action du froid (lathyrisme médullaire spasmodique de Proust); mais, dans le lathyrisme, il n'y a pas d’œdème ni d’épanchements viscéraux ; la paralysie survient d'emblée, tandis que dans le béribéri atrophique elle est toujours précédée de troubles sensitivo-moteurs. Dans le lathyrism?, l’exagération des réflexes ext telle que sous influence de la moindre cause les jambes s’agitent comme

SU les feuilles d'un arbre secoué par le vent; le tremblement se propage ensuite au corps entier. En promenant une éponge mouillée le long de la colonne vertébrale, les jambes sont prises de tremblement ; dans le béribéri, nous ne voyons pas ces troubles. à

De plus, comme l’a remarqué M. Proust, dans le lathy-

- risme, la paralysie est en quelque sorte descendante, en

ce sens qu'après avoir occupé loute la moitié inférieure du corps, elle ne tarde pas à se localiser à certains groupes musculaires ; dans le béribéri, au contraire, elle suit une marche progressivement ascendante.

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