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Poulo-Condore. S'il est en effet un fait bien acquis à la
Science, c’est l'influence nocive considérable de ces marais mixtes. L'histoire de la ville Vid Reggio (au sud des Apenriens liguriens), racontée par Gaëtano Georgini et dans laquelle on voit des épidémies meurtrières de malaria cesser avec l’interposition d’une éeluse entre les eaux d’un lac et la mer et reparaître à plusieurs reprises avec l’endom-
magement de cette écluse, cette histoire, dis-je, restera ‘typique pour caractériser ce genre d'influence.
: Aussi, la fièvre paludéenne constitue-t-elle avec le béribéri et la dysenterie, les maladies courantes de l'île reptilienne. Pour donner une idée de la fréquence relative de ces trois maladies, il n’y a qu’à jeter un coup d'œil sur la statistique de l’année 1881-1882.
Dysenterie..….….. ee 13 cas dont 5 décès Fiévre-palüdéenne,... 58 0224 HORDE SR 45 — — 92 —
Les autres cas peu nombreux ont trait à l’anémie, la diarrhée, bronchite, plaies par arme à feu, etc.
Les indigènes, presque lons annamites, au nombre de 300 environ, habitent tous la Grande-Condore. Ils sont réparlis en trois villages, dont le principal occupant le fond Sud-Ouest de la baie est < Vu’o'ng-hoa (jardin de fleurs), mieux connu des Européens sous le nom de village du « Cambodge. »
Viaud, chirurgien de 2° classe de la marine, qui aborda cette ile au moment de l'occupation, fait la description de l'état de misère affreuse où se trouvaient les indigènes qui étaient « pâles, boufhs, se traïirant à peine, et réduits
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Re a oo Vue äe |œue. époque, on ne voyai
ce pays où le béribéri a trouvé un terrain si favorable à
son développement, cetle maladie dont on ne peut g guère préciser la date de l'apparition, devait exister bien avant 1878, époque à laquelle la légende fait remonter son origine, importée qu’elle aurait été ve de Saïgon par un
convoi de condamnés. RE so bee He est-il que l’épidémie mentionnée par Viaud n° a ‘été qu’une épidémie ou qui, au dire de l’auteur lui-
même, cessa aussitôt qu’on eut fait des distributions deriz
aux habitants.
Au resle pareille épidémie n’a | pas dû rester isole dans l’histoire de Con-Non, attendu que cetteîle avaiteu à subir de nombreux assauts de la part des pirates malais, qui faisaient de fréquentes incursions sur ces malheureux rivages.
Il faut dire aussi que bien avant lPétablissement des Français, des aventuriers hollandais avaient tenté de s’y fixer (vers 1702), et ils avaient fondé sur Ja colline qui borde la baie au sud (improprement appelée, fort des Anglais) une factorie dont les traces, constituées par un amas de potiches brisées, se voient encore.
Enfin en 1780 les bâtiments du capitaine Cook y reçurent aussi l’hospitalité, au nom de l’évêque d’Adran, Mer. Pignau de Béhaine.
y mentionner sur les feuilles. cliniques que Ca hydropisie, rhu= er matisme, myélite. » » Cependant, il est probable que dans . ES
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9 LS Un mot maintenant de l'effectif du poste qui se compose d’une compagnie de cent vingt hommes, de sept à huit
cents prisonniers asiatiques en moyenne. Ceux-ci sont divisés en deux catégories : 1° celle des homme dangereux où
considérés comme tels, d’après la longue durée de leur.
peine ; 2° celle des hommes condamnés à des peines d’une durée relativement peu importante.
Les détenus de la première catégorie rentrent chaque
jour au bagne et y restent pendant les heures réglementaires de repos et pendant la nuit. Ils sont appliqués aux travaux les plus pénibles : aux terrassements des routes, aux défrichements, à l’assainisséement des marais, à l’exploitation des bois, au service des chalands.
Ceux de la deuxième catégorie sont répartis dans les corvées extérieures, vivent toujours hors du bagne et sont employés aux travaux de culture, aux plantations et à la corvée de la pêche.
L'ile possède une ambulance pour la troupe et un hôpital pour les prisonniers, pouvant contenir plus de cent malades. Le service médical est assuré par deux médecins de la marine dont le temps de séjour de poste est de six mois, à l'expiration desquels ils sont remplacés par des collègues. C’est en cetle qualité que j'ai eu l’occasion de faire, de mars 1881 à septembre 1882, deux séjours alternaufs dans cetle île, et ce sont les observations puisées dans ce foyer béribérique que j'ai l’honneur de soumettre aujourd'hui à la haute appréciation de mes juges.
En terminant cette notice sur Poulo-Condore, qu’il me soit permis d'exprimer mes plus sincères remerciments à mon collègue et ami le D' Lorion, qui m’a remplacé au
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quer les traits généraux que présente le béribéri dans les.
nature de la maladie et les différentes circonstances DU EN NE
ombler | | )
© Bien que e nous ayons pris pour tire de | rit à Poulo-Condore », nous n’avor ons pas pu cep en=. . dant, tout ‘en relatant les particularités que présente l'étude de la maladie dans celte localité, nous empêcher d'indi-
nombreux pays où il sévit. C? esl ainsi que nous avons cru we que notre œuvre serait incomplète si nous n avions pas fait à connaître, chemin faisant, l'opinion des auteurs sur Ja e à k
semblent avoir partout présidé à l'éclosion et au GE FÉES pement du béribéri. hf : AU à
Nous consacrerons donc un ie care bbiotique ce Dans la deuxième partie nous traiterons de l’étiologie, de la nature et de la pathogénie. La troisième partie comprendra la | symptomatologie et le traitement ; enfin une dernière partie ETES sera consacrée à nos ao que nous renvoyons à PE, la fin du livre ainsi que les résultats nécroscopiques.
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Le Béribér € est tappelé par ‘ie ame el les CHE |
ca © Mac-thimg (mäc, pris par ; büng, enflure) ; binh- “thing
(bob, maladie ; thüng, enfler) ; phü-tluüng (phù, surna-
ger ; thung, enfler) ; et ces deruiers en font une variété de À
chang- -hang (corps blessé par le froid), terme générique qui sert à désigner les maladies de poitrine a frigore.
Comme on le voit donc, ce n’est pas dans la langue des Gélestes, que nous devons rechercher l’origine ie mot Béribéri.
D'après Bontus, qui serait le premier médecin, au dire des auteurs, qui aurait écrit sur cetle malière (1642), ce mot proviendrait du mot Bhayeee, qui signifie brebis, à cause de la démarche des malades, qui aurait une certaine analogie avec celle des moutons.
Marshall affirme que le mot Berri, signifie à Ceylan, faiblesse ; et répété, grande faiblesse.
Malcolmson prétend que Berri, isolé, est inconnu;des Indiens. et qu'il n’a de signilication, que s’il est précédé du mot Soon (soon-berri) et qu’alors, il signifierait défaillance.
Cependant, le Dr Herklots affirme, que le mot hindoustant Bharbari veut dire, gonflement, œædème.
Pour le D' Carter, ce mot serait de provenance arabe :
Bar, un et Barrki,. martine ; barrhi, asthme maritime.
riodes de son tire des dénominations Gites de li idée
qu'ils s’en faisaient; c’est ainsi que Rogers (1808) l’ap- rt pelle Hydrops asthmaticus, à cause de deux Sp pIOMES
dominants : l'œdème et la dvspnée.
Carter, qui l’a observé sur les'marins lascars des Groisières de la mer Rouge, l'appelle marine asthma (1847) ; H. Dumont, adénopathie leucocythémique ; Van O’Verbeck de Meïjer, myelopathia tropica, scorbutica ; Dammam, paralysis rheumatica progressiva et paludosa (1863); D° Freire, hydropisia ee anarca dos pontonos (1871). z
N'oublions pas de mentionner aussi, la dénomination de « Barbiers », qui se dégage à Paube même de l’histoire du béribéri et qui ne serait, d’après Van O’Verbek de Meijer et Jules Rochard qui partage aussi l'opinion de ce dernier, que la traduction faite par les Français de l’Inde, du mot béribéri.
D’autres disent que ce mot n'avait en vue qu’une forme fruste de rhumatisme (barbiers de Lind, 1777); mais il se pourrait bien qu'il s'agissait bien là du béribéri même, mais du béribéri atrophique, dont on n'avait à celte AUS qu’une notion confuse.
Cette maladie a été décrite encore, dans divers pays, sous des titres différents : Lampoë, binas où appoaï (Java). — Pentjaktit niloë ou siloë (maladie de cristal). — Kakké (Japon). — Pentjatkit papoca (Nouvelle-Guinée).
En dehors de cetle en da assez variée, Dhs +. observateurs ont imposé à cette maladie, à différentes pé= |
des sucreries (Antilles). — Perneiros, maladie DES ONE VAR RES
dant nous devons affirmer que cetie maladie a été connue PTE en Chine depuis des milliers d'années, et nous avons jus EX, R qu'ils en faisaient une variété de Chang-hang (corps blessé |
par le froid) : ; au resle Hassimoto, dans sa thèse présentée D
que de a et ce sucreries in — ADD : à us se
es AD Ge — — Anchagao, œdème tHinas. Geraës), :
au Brésil. RATE Ne lee SSI, ie Quoi qu’ 3 en soit, presque tous les auteurs sont ne :
mes à admettre, que c’est Jacobus Bontius (1642) qui au-
rait le premier décrit la maladie qui nous occupe. Cepen-
à Wurtsbourg en 1876, avance que la maladie est connue dans l’Empire du Milieu depuis plus de 700 ans, et que c'est de là qu’elle aurait même gagné le Japon.
Pour se convaincre de lancienneté de la maladie en Chine, il suffit de lire la description suivante puisée dans le « Nuei-King » el dans d'autres ouvrages chinois, de beaucoup antérieurs à l’époque assignée par Hassimoto, il suffit, dis-je, de lire la description suivante, traduite par le savant sinologue Dabry, notre ancien consul à Hang- Keou. » ; |
« Cette maladie, Chang-hang (corps blessé par le froid) « affecte quelquefois une forme différente de celle que nous « venons de décrire. Ainsi, elle débute par un accès de « fièvre, sans période de chaleur; pouls fchin-tsee (pro- « fond, faible) ; somnolence continuelle, chaleur dans les « poumons. Donner au malade ma-houang-fou-tsee sin tang. « Mahouang 11 gr. #; fou-tsee, 5 gr. ; Sy-sin 7 gr. 36; « faire bouillir. Si ce SE n’arrêle pas les progrès du « mal, un ou deux jours après Papparition des premiers