‹ Le Béribéri à Poulo-CondoreChapitre 6 sur 27 · OL · texte numérisé non relu

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it symplômes, le pouls devient feouwkong (superficiel, débordant) (4). — Toux, oppression, respiration très difficile ; faire prendre de nouveau, mahovang, fou-tsee, « Sy-sin, tang auquel on ajouter ou-oey-tsce, kankiang « (chacun 7 gr. 36). Ces derniers symptômes indiquant « une grande chaleur dans les poumons, il est nécessaire « de ramener le plus tôt possible la sueur à la peau ; au- « irement la langue ne tardera pas à devenir jaune, avec « douleurs à l’épigastre, constipation, et tous les svmp- « lômes que nous avons décrits plus haut. Alors, dans ce « cas-là, donner de suite fa-échang-ki-thang, et conti-

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1. Rien de plus compliqué et à la fois de plus bizarre que la sphygmologie chinoise. Aussi, faut-il voir avec quels soins minutieux les Chinois et les Annamites procèdent à l'exploration du pouls. D'abord, ils doivent tâter pendant 9 respirations ou. 45 battements différents, et 3 fois séparément chaque « tsuen » (pouls subannulaire) ; chaque « kouan » (pouls submedius), et chaque « che » (pouls subindicant) des deux bras; cela, doucement d’abord : pouls feou (superficiel) ; puis en pressant moyennement : pouls échong (moyen) ; puis fortement : pouls {chin (profond). I] devra, de plus, déterminer ses caractères variés à l'infini : sensation d’oiseau qui becquette dans la main, sensation de pois roulant; de pelure d’oignon, etc..., et dire, en fin de compte, quelle est la partie du corps atteinte, l'organe lésé, à quelle saison ou à quelle constellation appartient cet organe; car l’homme étant un « micracosme », chacun de ses organes devra être représenté par un groupe d'éléments cosmiques. Ainsi le cœur, qui est l’incarnation du feu, est représenté par l'été; le foie est l’incarnation du bois, et il verrait, par conséquent, ses fonclions prédominer au printemps : saison du bois, des plantes et des vents. Enfin, l'estomac lui-même aurait son règne dans les 18 derniers jours des 4 mois lunaires.

Voyez donc de quel avancement peut être susceptible une médecine tablant depuis des siècles sur de tels principes!

courte deseripti hé n Es og ur quel dr notion ide . ; la suppression des urines et les secousses musculaires. | RE LE Mais cette mention elle- même va apparaître dans Les A PO sl suivantes. Je transcris textuellement : SN nr us se . à « Quelquelois celte maladie offre les symptômes sui- PRINCES a yants : ‘suppression des sueurs, diarrhée, envies de vo= | FF

1, 58 mir, froid dans les membres, convulsions ; pouls {chin- BD 7 ets (profond, faible) ; douleur au ventre. Si aux SyMp- | « tômes précédents se joignent une lassitude extrême et de « Ja courbature qui force le malade à Saliter, ajouter fou- «tsee. Si la diarrhée amène des selles trop fréquentes, « avec vomissement des aliments, ajouter « cha-jin. » La - « maladie continuant ses progrès, le visage devient très « rouge (il s’agit probablement ici de la cyanose), les qua- | «tre membres froids; chaleur extrême dans la région du | . « cœur, douleur au cou, pouls presqu’insensible. |

« Autre espèce : suppression de sueurs, douleur très « vive à l’épigastre, inappétence, vomissements, céphalal- « gie, douleur aux pieds, oppression, douleur à la poi-

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5 e trine ; pouls £chin-sy (profond, faible). »

Le" er Et l’auteur ajoute : « Getie maladie est très grave, le 4 malade est quelquefois enlevé le troisième ou quatrième jour. »

F IL résulte de la lecture attentive de cetarticle, que le béri-

béri y est assez fidèlement dépeint. Deplus, si l’aphorisme , naturam morborum curaliones ostendunt » ne se trouve pas en défaut, la mention seule du médicamentma-houang,

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LG SE faite dans l’article précité, suffirait encore à nous convaincre qu'il s’agit bien là du béribéri. Car le ma-houang, bien connu de nos missionnaires, est encore employé en Chine couramment dans la thérapeutique du béribéri, dont il est considéré comme la panacée (D' Lorion).

Cependant la majorilé des auteurs continue à penser que la maladie aurait pris naissance d’abord dans l'Inde, où elle causait de grands ravages. Il est vrai que de Bonius (1642) à Liud (1677), le béribéri n’avait pas encore bien pris corps, et elle n’élait pas encore peut-être complètement dégagée de ses connexions avec le scorbut, le rhumalisme surtout (les Barbiers), la myélite et différentes formes de paralysies. ‘4

C'était alors la période « métaphysique » de la maladie, comme l'appelle le D' Bénédicto Ouoni.

Mais nous nous voyons obligé de glisser sur un bon nombre de travaux faits depuis Bontius et Tulpius, d’autant plus que John Clarke (1792) « Où the diseases wich prevail in longs voyages », eiNicolas Fontana (1781) ne firent guère que reproduire les idées de Bontius et de Tulpius en la matière. <

En 1808, le béribéri commence à être mieux connu. Le D'.Rogers, d'Edimbourg, exerçait à Ceylan lorsqu'éclata l'épidémie, plus terrible que celle de 1866, et qui a fait tant de ravages parmi les malheureux Cinghalais. La forme hydropique semble y avoir surtout prédominé, et c’est parce qu’il avait élé frappé de la fréquence du symptome dyspnée, joint à l’anasarque, que Rogers proposa de substituer au mot béribéri l’appellation nouvelle « Aydrops asthmaticus. »

È . = do pure des « : 82. bien TARN 2 : que plus t lard, Mason Good rss. he un à livre intitulé A 2 Ps ae Study cf medicine », tende à faire de ces deux formes Res à 24 Se une seule affection. de a è A É:

La même année apparaissait A Walt la Étogane ee à De S

; + du Dr Malcolmson « a pratical essay on the î Re

history and the traitment of beriberi », qui concluait aussi

ST — : à l'identité des barbiers et du béribéri. RS RENE Eee Puis vient Biett (1833) qui, dans le € Denon de

| médecine ou répertoire des sciences médicales », confond RERTE avec le béribéri l’épidémie d” acrodynie qui à sévi à Paris

pendant les années 1828 et 1829.

En 1835, le Dr Leroy soutient à Montpellier sa thèse inaugurale sur le béribéri, dont il n'avait qu'une notion fort imparfait.

L'année 1845 voit apparaitre egond qui confond Ja à maladie avec la colique végétale.

En 1847, J. H. Carter publie son « Marine asthma ». É Collas (1852) observe le béribéri à Pondichéry, et Vinson, la même année, emporte de l’épidémie de la Réunion l'idée que le béribéri est une myélite.

Cependant, l'émancipation des esclaves venail de s'accomplir (1848) et les colonies se trouvèrent dès lors privées de bras. Le gouvernement rendit alors le décret du

2 95 mars 1852 établissant l’immigration ; des milliers d'Indiens, de Cafres et de Chinois, vont être désormais recru- # tés sur les côtes occidentales du golfe du Bengale, sur la

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côte de Malabar, aux Iles Comore, sur la côte occidentale d'Afrique, et en Chine. Ge seront les médecins de marine qui vont être chargés du service médical à bord de ces transports d’immigrants, en même temps qu'ils y exerceront les fonctions de mandataires du gouvernement. C’est alors que celte maladie pourra être observée dans les conditions les plus avantageuses pour son étude, et sur un nombre considérable d'individus entassés dans un espace restreint. Le « Marine asthma » de J. H. Carter apparaîlra alors sous un nouveau jour, et le béribéri, à partir de celte année, aura fait plus de progrès qu’il n’en avait réalisé depuis des siècles. |

C’est d’abord Mazé (1852), chirurgien major de l’Eurydice qui eut à lutler contre une épidémie de béribéri et de scorbut en même temps déclarée à bord de son navire, dans la mer des Indes. Dans sa thèse inaugurale, soutenue

à Montpellier, il fait ressortir la prédilection marquée du.

béribéri pour les contrées maritimes, ainsi que l’immunité relative des femmes et des enfants, reconnue d’ailleurs par tous les observateurs. Son opinion sur la prédilection marquée du béribéri pour le littoral ne doit pas être acceptée d’une façon absolue car on l’a vu à Matto-Grosso, situé environ à 100 lieues du rivage presqu’à une égale distance du Pacifique et de l'Atlantique. Nous l'avons va nousmême, dans l’intérieur de la Cochinchine française, dans la province de Mythô notamment, et enfin dans la capitale du Cambodge, à Pnum-Penb, situé sur le bord du Mékong à cent quatre-vingts lieues environ dans l’intérieur des terres. Cependant, il importe de remarquer que c’est surtout sur le littoral qu'il sévit, et dans les Iles, bien que plusienrs épi-

5 k preuve Fe a ne Sa |

En 1860, Oudenhoven écrit sur je “héibéi à forme | ydrapiques ainsi que Hirsh, RS ET

La même année Golfier observe quatre cas à bord Le € « Réaumur », lorsque dans le cours des années 1862 à 1863, trois navires voient le béribéri éclater à à leur bord. ne sont le « Parmentier ». ayant pour chirurgien major

= Gandon-Hullin ; « Indien » sur lequel était embarqué Guy,

et enfin le « Jacques- -Cœur » oùse trouvait M. Richaud qui eut 44 de ses passagers atteints. 1

Ce n’est que deux ans plus tard que le D' Da Silva Lima

aurait observé le premier cas au Brésil ; mais l'observation qu’il rapporte me semble plutôt avoir trait à une forme fruste de l’ataxie locomotrice. et Quoi qu'il en soit, à partir de celle époque, l'attention des Brésiliens fut attirée sur cette maladie, si bien que, faisant un retour vers le passé, on crut voir le béribéri dans certaines épidemies qui avaient sévi à différentes époques dans quelques provinces, et dont la symptomatologie, alors obscure, n’avail pas reçu encore de caractérisation nosologique. C’est ainsi que le D' Medeiros altribua au béribéri une épidémie qui avait sévi en 1825 dans la Province de Céara. En 1867, le D' Julio de Moura observe quelques cas qui lui semblent cependant avoir une analogie parfaite avec

le rhumatisme.

En 1866, éclate la fameuse épidémie de Bahia, dont J.

Rodrigues de Moora et Da Silva Lima nous ont rapporté

l'histoire.

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