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‘Entin, d’après le D' Remedios Monteiro, c’était bien le béribéri, l'épidémie qui sévit en 1870 dans la Province de Sainte-Catherine. -
En 1871, le D' Ribeiro de Almeida dans ses « ft sur les conditions hygiéniques des navires currassés, et les maladies les plus fréquentes à leur bord » décrit nettement le béribéri, sans toutefois prononcer ce mot, car parlant de la maladie singulière qui fit irruption sur les cuirassés brésiliens, 1l cite comme symptômes : « la tristesse, < la pâleur, la faiblesse, le peu d’aptitude au travail, des « douleurs violentes dans les membres inférieurs, avec ou « sans paralysie, l’anasarque, la dyspnée, et finalement la « mort qui arrivait par asphyxie ou par compression céré- « brale. »
Depuis cette époque, le béribéri a êté bien étudié au Brésil, surtout par Da Silva Lima et Pacifico Pereira qui dernièrement envoyait au ministère de la Marine un rapport manuscrit que M. le D' Hyades, médecin principal de la Marine et secrétaire du Conseil supérieur de santé, a eu la gracieuseté de me communiquer, rapport dans lequel ce savant observateur s'efforce de faire ressortir les conditions étiologiques qui, d’après lui, auraient présidé à Péclosion de l’épidémie, dans l’escadre d’évolution du Brésil.
En 1875, le D‘ Costa Alvarenga, professeur de médecine et de chirurgie de Lisbonne, publie un traité intitulé
Symptomatologque et pathogénie du béribéri. »
En 1878, M. le Professeur Laboulbène fait à ?’hôpital de la Charité une remarquable clinique à propos d’un cas de béribéri raralytique qui lui venait du Para et qu’il réus-
et . par emploi ” biné à S à sulfureux. et de l'électricité. es Le PRES. : En 1879, parait le travail de State qui envisage Re. ee DE Un Et béribéri comme une forme d’anémie pernicieuse. Meme Ne année, M. Brassac, # edectn enivehet dela Marines {At HN ee S une étude sur le béribéri, consignée dans les Archives de ; ARTE e os. médecine navale. Nielly (1881) traite de la maladie dans RÉ AT CENSR TS se : Pathologie exotique ». Eufu, l’année 1882 voit “ RÉTOESS NE apparaître. le travail de M. Féris « le Bériberi d après les FRE travaux brésiliens (Arch. méd. nav. vol. ÉU tome ID), ainsi que « le Béribéri ou le kakké du Japon », par Daame B. Simon, étude que n’a pas tardé à suivre celle du D° Baellz « Kakké du Japon », qui observait aussi dans le même pays et qui, à la suite de savantes et minutieuses “recherches, est arrivé à cette conclusion que le kakké est. une névrite périphérique multiple de cause infectieuse, RER: neuritis multiplex endemica. ro L'année précédente, du reste, M. de Lacerda avait attiré
VE l'attention du monde savant sur les résuliats de ses recher- ‘Ec20 à ne ches pratiquées à Bahia, et desquelles il résulte que le bé- À 15 ribéri serait une maladie infectieuse. Il aurait trouvé dans | 4 | le sang et dans les déjections des malades des baailles de +7 TN formes différentes et qu'il serait parvena à cultiver. Bien
plus encore, l’inoculation de ces bacilles aux animaux aurait déterminé leur mort rapide.
Pour nous, il n’est pas douteux que le béribéri ne soit nr - | une maladie infectieuse, et si le bacille Lacerda n’est pas | Je vrai, le jour n'est pas loin où un observateur plus heuk reux arrivera, en se rendant maitre du microbe, à péné-
E- trer le secret de cette maladie bizarre.
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