‹ Le béribériChapitre 10 sur 22 · E. TROUBLES DIGESTIFS, GENITO-URINAIRES ET PSYCHIQUES · texte numérisé non relu

E. TROUBLES DIGESTIFS, GENITO-URINAIRES ET PSYCHIQUES

a) Dans le béribéri, en général, les troubles digestifs sont réduits au minimum. Quelques malades, il est vrai, sont torturés par une soif inextinguible, d'autres ont des digestions labo-

rieuses et de la constipation habituelle, mais la plupart des béribériques conservent l'appétit jusqu'à la période ultime (^).

L'altération du vague, qui conditionne les troubles respiratoires et cardiaques, peut aussi se traduire par de l'intolérance gastrique, des nausées et des vomissements dont la signification est presque toujours fâcheuse. La gêne de la déglutition, le reflux des liquides et même des solides par les fosses nasales, sontassez communs, mais je n'ai jamais vu ces troubles marqués au point d'entraver l'alimentation.

b) Quand les urines sont émises en quantité normale, elles sont pâles, peu riches en matériaux et de poids spécifique faible. Dans la forme humide, l'oligurie est très marquée, l'urine est concentrée, lourde et haute en couleur.

Quand les épanchements se résorbent, une véritable débâcle urinaire entraîne une quantité considérable de sels.

L'absence d'albumine est un caractère négatif très important. Celle-ci cependant existe à l'état transitoire, comme chez les cardiaques, quand le cœur est momentanément au-dessous de

(^) Si l'on sonde l'estomac 4^5 heures après une prise d'aliments, on trouve un résidu contenant des grains de riz et, suivant les cas, une proportion de HCl libre normale ou diminuée. Quand le malade se plaint d'un sentiment de plénitude, le liquide stomacal, extrait 7 ou 8 heures après le repas, contient encore des grains de riz. Le pain paraît être digéré plus rapidement. Takeï, sur 29 cas examinés, a trouvé le HCl i4 fois en quantité normale, 6 fois diminué et 9 fois absent.

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